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Adrien Hardy

3e de l'AG2R LA MONDIALE, AGIR Recouvrement réalise une Transat exceptionnelle et marque les esprits

A l'issue de certaines courses, comme pour certaines éditions du Festival de Cannes et la remise de la Palme d'Or, on voudrait célébrer deux vainqueurs et ne point départager les immenses mérites de chacun. Pour cette 13e édition de la transat AG2R, Gedimat et AGIR Recouvrement se sont battus mano à mano pendant 20 jours sur 23 de course, s'échangeant à intervalle régulier la première place. Agir Recouvrement est le bateau qui a passé le plus de temps en tête, avec une première place occupée sur 30 % des classements (contre 20 % pour Gedimat) ! La copie sportive d'Adrien Hardy et Vincent Biarnès est quasiment parfaite : meilleur route dans l'ouest pour la sortie du Golfe de Gascogne ; leaders dans le gros temps des alizés sous spi ; ouvreurs de voie dans l'archipel des Canaries et le Cap Vert ; en lutte rapprochée avec Gedimat au milieu de l'Atlantique ; auteurs d'une génial décalage en arrivant sur les îles des Antilles. D'un flair marin sans pareil et d'un mental hors-pair, AGIR Recouvrement a été le grand animateur de la transat AG2R 2016. Hélas, comme pour la galette des rois, il n'y a qu'une couronne…
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AGIR Recouvrement en embuscade menace Gedimat à moins de 24h de l'arrivée

Il y a de la tension dans l'air. Le moral des marins fluctue en fonction des classements. La voix de Thierry Chabagny joint par iridium en ce début d'après-midi trahissait du stress, une grosse trouille de voir tous ses efforts réduits à néant sur les derniers milles devant la côte nord de Saint-Barth. « Il faudra avoir les nerfs solides jusqu'à l'arrivée » avouait le skipper de Gedimat qui se posait la question de laisser à gauche ou à droite l'île de Barbuda. De son côté Adrien Hardy (Agir Recouvrement) affiche un moral au beau fixe. Adrien et Vincent avancent presque 2 nœuds plus vite que leurs concurrents et devraient conserver un bon angle pour arriver en bonne position à La Tortue, la pointe nord-est de Saint-Barth.
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A 5 jours de l'arrivée, AGIR Recouvrement en tête de la Transat AG2R et bien placé pour la victoire !

Hier, en milieu de journée, la tête de flotte est passée sous les 1 000 milles restants à parcourir. A raison d'environ 200 milles parcourus par jour, les premiers devraient arriver lundi soir heure française à Saint Barthélémy. Classé en tête en alternance avec Cercle Vert, plus au nord, AGIR Recouvrement doit également surveiller Gedimat, Generali et Bretagne-CMB Performance, plus au sud. Sur la carte, le quinté de tête ressemble à une main et ses cinq doigts qui se rapprochent progressivement pour former une égalité presque parfaite : qui sera le majeur qui dépassera d'un pouce les autres concurrents sur la ligne d'arrivée ? AGIR Recouvrement a réalisé une belle nuit de navigation et domine d'une courte tête ses quatre autres poursuivants…
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A 7 jours de l'arrivée, AGIR Recouvrement en tête de la Transat AG2R LA MONDIALE

Depuis le 5 avril au soir, deux jours après le départ de Concarneau de la Transat AG2R et la traversée du Golfe de Gascogne, Adrien Hardy et Vincent Biarnès n'ont jamais quitté le top 3. Dans une valse à trois temps entre Generali puis Gedimat, AGIR Recouvrement a évolué entre la 1ere et la 3e place au gré des empannages et des choix de trajectoires. Bord à bord en tête de flotte avec Gedimat à la sortie des îles du Cap Vert il y a 5 jours, l'équipage Hardy-Biarnès a choisi une heureuse route, légèrement moins sud que ses proches concurrents, qui lui a permis de s'installer en tête et creuser l'écart d'une quinzaine de milles avec Gedimat, Generali et CMB. La victoire est encore loin d'être acquise pour Hardy-Biarnès car il reste 1 300 milles et quatre adversaires qui vont tout essayer pour s'emparer du leadership.
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Adrien Hardy,

du fin régatier à l'audacieux marin.

Dès l'âge de 7 ans, Adrien débute l'Optimist sur les bords de l'Erdre À Nantes et s'illustre rapidement en disputant les championnats du Monde. À quinze ans, il poursuit en voile légère en choisissant le 420. Dans cette série, le jeune régatier brille, son palmarès parlant pour lui : vainqueur du Championnat de France et d'Europe 420 la même année…

Après un court passage par le Match-Racing, Adrien s'installe À partir de 2004 et pendant quatre ans dans la série Mini 6.50 qui a formé beaucoup de grands noms de la voile. De beaux résultats et une Mini Transat 2007 exceptionnelle - il réussi l'exploit de remâter seul son 6,50 au milieu de l'Atlantique pour terminer la course en sixième position - font de lui un excellent régatier doublé d'un grand marin.

L'aventure Figaro Bénéteau débute l'année suivante où il se classe 2ème bizuth de sa première Solitaire du Figaro et 1er bizuth du championnat de France de course au large. En 2010, il frappe fort en remportant la 3ème étape de la Solitaire du Figaro entre Brest et Kinsale : il est ainsi le seul skipper ayant réussi à mettre en défaut l'irrésistible Armel Le Cléac'h - 3 victoires d'étape sur 4.

Curieux des différents supports de course au large, le marin nantais fait une immersion remarquée en 40 pieds en gagnant la Solidaire du Chocolat en 2009 et en terminant 2ème en 2009. Depuis 2012, il termine régulièrement sur les podiums des courses du Championnat de France de course au large quand il ne remporte pas les épreuves (Generali Solo, Lorient Horta Solo, étapes de la Solitaire du Figaro…). Son titre de vice-champion de France de Course au Large en 2014 dit tout de ses ambitions : gagner !

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3e de l'AG2R LA MONDIALE, AGIR Recouvrement réalise une Transat exceptionnelle et marque les esprits

A l'issue de certaines courses, comme pour certaines éditions du Festival de Cannes et la remise de la Palme d'Or, on voudrait célébrer deux vainqueurs et ne point départager les immenses mérites de chacun. Pour cette 13e édition de la transat AG2R, Gedimat et AGIR Recouvrement se sont battus mano à mano pendant 20 jours sur 23 de course, s'échangeant à intervalle régulier la première place. Agir Recouvrement est le bateau qui a passé le plus de temps en tête, avec une première place occupée sur 30 % des classements (contre 20 % pour Gedimat) ! La copie sportive d'Adrien Hardy et Vincent Biarnès est quasiment parfaite : meilleur route dans l'ouest pour la sortie du Golfe de Gascogne ; leaders dans le gros temps des alizés sous spi ; ouvreurs de voie dans l'archipel des Canaries et le Cap Vert ; en lutte rapprochée avec Gedimat au milieu de l'Atlantique ; auteurs d'une génial décalage en arrivant sur les îles des Antilles. D'un flair marin sans pareil et d'un mental hors-pair, AGIR Recouvrement a été le grand animateur de la transat AG2R 2016. Hélas, comme pour la galette des rois, il n'y a qu'une couronne…

C'est l'histoire d'une étape de la Solitaire du Figaro qui a duré pendant … 22 jours ! Du point de vue de l'intensité, de l'engagement physique, du sommeil et de la stratégie, cette 13e édition de la Transat AG2R La MONDIALE a été aussi éprouvante que les célèbres étapes de la Solitaire qui durent trois jours pour une distance d'environ 500 milles. Après 4 926 milles parcourus à la vitesse moyenne de 9,30 nœuds, Adrien Hardy décrit ces 3 semaines de mer : « On a fait que barrer avec quasiment jamais de pilote automatique. C'est beaucoup de boulot, de souffrance, de douleur pour essayer de faire avancer ces bateaux qui sont lourds. Comme c'est du monotype, ce ne sont que des petits détails qui font la différence. J'ai trouvé ça dur. Mais avec des séquences très plaisantes-- aussi ! Maintenant qu'on est arrivé, on va vite tout oublier ! Mais oui, c'était dur. La performance est à ce prix-là aussi. Les autres ont vécu exactement la même chose. C'est chouette ce côté vraiment sport. Cette course, ça a été un vrai sport, un truc d'endurance. On a vraiment été au service du bateau. On a passé peu de temps ensemble à partager des repas. J'ai trouvé ça dur pour ça aussi. On était deux à fond au service du bateau. On n'avait pas trop le choix. » Vincent Biarnès confirme la dureté de cette 13e édition : « Physiquement, c'était dur. La première semaine a vraiment été intense avec beaucoup de vent sous spi. On a très peu dormi. On avait une dette de sommeil assez vite en début de course et finalement, on ne récupère jamais, même dans l'alizé, même quand c'est plus calme. On a barré tout le temps. On a dû mettre le pilote peut-être une heure pendant ces 22 jours dans le golfe de Gascogne et c'est tout. »

"On a été premier ou deuxième tout le temps "

Au terme d'un final haletant dans les petits airs entre Gedimat et AGIR Recouvrement, le premier a finalement remporté la Transat AG2R LA MONDIALE. Profitant de l'absence de vent qui avait largement ralentie les deux leaders et d'une grande réussite, Generali a pu s'intercaler devant AGIR qui termine donc en 3e position. Sur les pontons, les skippers de Gedimat saluait la performance d'AGIR : « La veille, on pensait qu'on avait perdu parce que AGIR a fait un décalage incroyable… » (Thierry Chabagny) ; « AGIR a fait une journée extraordinaire hier. On se disait que c'était mort, mais ce matin, nous avons repris espoir… » (Erwan Tabarly). Bon joueur, Adrien saluait la victoire de ses principaux concurrents : Adrien Hardy : « Bravo à Gedimat parce qu'ils n'ont pas craqué du tout. Leur position hier soir n'était pas la plus favorable. On était mieux qu'eux. Pour eux, cela devait être très dur à vivre. Ils ont continué à nous contrôler toute la nuit… et ils gagnent. » Favoris de cette Transat et grand animateur de la course, le marin nantais ne cache pas sa déception : « Nous, on est déçu. Je suis très déçu parce que l'objectif, c'était de gagner. On a été dans le coup dès le début. On a été premier ou deuxième tout le temps. Troisième, ça ne représente pas notre place mais, c'est comme ça, c'est la régate. C'est souvent le dernier coup qui compte et là, c'était encore le cas. J'aurais aussi aimé gagner pour offrir cette victoire à AGIR, pour Mr Paye et les salariés, qui nous soutiennent avec ferveur et fidélité. » La déception de ne pas monter sur la plus haute marche du podium n'enlève rien à la passion du jeu de la régate et de la compétition ressentie pendant 3 semaines : « J'ai pris un plaisir fou à naviguer en contact rapproché pendant si longtemps. Avec Vincent, on a beaucoup apprécié le fait de jouer devant. On a était dans le match durant l'intégralité de la course. On a souvent été à l'initiative et on a participé à donner un tempo soutenu à la course. Les prises de décisions stratégiques se sont faites à deux, elles étaient bonnes car on a fait une belle navigation. »

Propices à la réflexion, les longues heures à la barre sont aussi des moments forts du voyage : « Traverser l'océan, rappelle Adrien, c'est réaliser un grand voyage avec sa dose d'aventure : la descente le long de l'Europe puis de l'Afrique, longer l'équateur et descendre jusqu'au 12° nord avec des phénomènes de courant important, des différences de température de l'eau de mer, des températures extérieures torrides. Tous ces éléments étaient passionnants à observer et à analyser. »

AGIR Recouvrement en embuscade menace Gedimat à moins de 24h de l'arrivée

Il y a de la tension dans l'air. Le moral des marins fluctue en fonction des classements. La voix de Thierry Chabagny joint par iridium en ce début d'après-midi trahissait du stress, une grosse trouille de voir tous ses efforts réduits à néant sur les derniers milles devant la côte nord de Saint-Barth. « Il faudra avoir les nerfs solides jusqu'à l'arrivée » avouait le skipper de Gedimat qui se posait la question de laisser à gauche ou à droite l'île de Barbuda. De son côté Adrien Hardy (Agir Recouvrement) affiche un moral au beau fixe. Adrien et Vincent avancent presque 2 nœuds plus vite que leurs concurrents et devraient conserver un bon angle pour arriver en bonne position à La Tortue, la pointe nord-est de Saint-Barth.

Adrien Hardy (Agir Recouvrement) joint ce matin juste avant leur offensive autour de Barbuda et l'arrivée à Saint-Barth : « On a entre 18 et 20 nœuds. On n'est pas mécontents, on a bien marché ce matin et c'est une bonne chose. Là où nous sommes (décalés 20 milles dans l'est, ndlr), on attendait plus de vent que les copains et c'est arrivé. On s'approche du bord du cadre. Nous allons attendre la rotation du vent prévue (sud-sud est) pour caler notre empannage et faire route vers l'arrivée. Ce sera le dernier empannage à priori. Le vent va tourner du 120 au 150/160 et c'est bien d'être du bon côté comme nous sommes. C'est bien d'avoir un bon angle pour aller vers Saint-Barth parce que ça va mollir. Nous serons plus lofés dans ces conditions et c'est bien. Ça va être super serré. C'est vachement bien pour la course. C'est bien pour nous aussi, c'est rigolo, il y a du stress, du suspense. J'espère juste qu'on va arriver devant. On y croit toujours. On a tous nos sens en éveil, on va choper chaque vague, chaque nuage, chaque risée pour arriver devant. Nous savons que ça se jouera à ça, à pas grand chose. » Les premiers sont attendus à 6h demain matin (heure française).

Communiqué de presse de l'organisation

A 5 jours de l'arrivée, AGIR Recouvrement en tête de la Transat AG2R et bien placé pour la victoire !

Hier, en milieu de journée, la tête de flotte est passée sous les 1 000 milles restants à parcourir. A raison d'environ 200 milles parcourus par jour, les premiers devraient arriver lundi soir heure française à Saint Barthélémy. Classé en tête en alternance avec Cercle Vert, plus au nord, AGIR Recouvrement doit également surveiller Gedimat, Generali et Bretagne-CMB Performance, plus au sud. Sur la carte, le quinté de tête ressemble à une main et ses cinq doigts qui se rapprochent progressivement pour former une égalité presque parfaite : qui sera le majeur qui dépassera d'un pouce les autres concurrents sur la ligne d'arrivée ? AGIR Recouvrement a réalisé une belle nuit de navigation et domine d'une courte tête ses quatre autres poursuivants…

Lors de la vacation à 5h ce jeudi matin, Vincent Biarnès, co-équipier d'Adrien Hardy et ambassadeur de la Baie de Saint-Brieuc, témoignait des difficultés d'avoir un peu de répit dans une course sans temps mort : « Nous ne sommes pas encore rentrés dans le détail des conditions dans l'arc antillais car ça bouge beaucoup mais on va s'y atteler aujourd'hui. Depuis le Cap Vert, on essaie de récupérer, on a été rigoureux là-dessus. On est tous dans le même état de fatigue, ça va se jouer sur plein de petits paramètres. Je ne suis pas superstitieux, nous n'avons pas de grigri à bord. On a vu le retour de Bretagne–CMB Performance mais on ne peut pas faire grand-chose. Ça risque d'être comme cela jusqu'à la fin… Même s'il y en a un qui se détache un peu, il ne sera jamais à l'abri du retour des trois autres surtout que sur la fin de parcours, le vent va mollir. Nous sommes en pleine nuit. On a de l'Est pour 20 nœuds, le vent va encore prendre quelques degrés. » Cette nuit, les Figaros ont avancé à une moyenne de 10 nœuds, cap au 290° vers Saint Barthélémy.

Joint hier par téléphone, Adrien Hardy expliquait la difficulté de maîtriser toutes les trajectoires et options des concurrents menaçants : « Les bateaux font les derniers calages de route. Le vent est rentré, on a 15 à 17 nœuds de vent. C'est plus facile de faire marcher le bateau. Les adversaires sont revenus hier dans la journée. Ça montre que c'est difficile. Les écarts vont se faire et se défaire. Il faut être vigilant et concentré. Globalement, c'est le dernier bord tout droit vers les Antilles. Il y aura peut-être un recalage vers la Guyane. » Très proche de l'équateur, les Figaros subissent un soleil de plomb sans qu'ils aient la sensation de vent puisqu'ils sont au portant, difficile dans ces conditions de se reposer : « Nous sommes fatigués. La journée il fait tellement chaud que c'est dur de dormir dans le bateau. A l'extérieur, on n'est pas bien non plus. Donc on essaye de bien récupérer la nuit. » A 9h ce jeudi matin, AGIR Recouvrement avait 1,8 milles d'avance sur Cercle Vert qui est situé plus au nord et devrait ralentir dans les prochains jours et environ 10 milles sur les concurrents du sud qui bénéficient d'un angle légèrement plus favorable.

A 7 jours de l'arrivée, AGIR Recouvrement en tête de la Transat AG2R LA MONDIALE

Depuis le 5 avril au soir, deux jours après le départ de Concarneau de la Transat AG2R et la traversée du Golfe de Gascogne, Adrien Hardy et Vincent Biarnès n'ont jamais quitté le top 3. Dans une valse à trois temps entre Generali puis Gedimat, AGIR Recouvrement a évolué entre la 1ere et la 3e place au gré des empannages et des choix de trajectoires. Bord à bord en tête de flotte avec Gedimat à la sortie des îles du Cap Vert il y a 5 jours, l'équipage Hardy-Biarnès a choisi une heureuse route, légèrement moins sud que ses proches concurrents, qui lui a permis de s'installer en tête et creuser l'écart d'une quinzaine de milles avec Gedimat, Generali et CMB. La victoire est encore loin d'être acquise pour Hardy-Biarnès car il reste 1 300 milles et quatre adversaires qui vont tout essayer pour s'emparer du leadership.

Lors de la vacation à 10h ce lundi matin, Adrien Hardy racontait ses sentiments après quinze jours de course : « On se rapproche de l'arrivée, c'est sympa, on fait enfin cap vers l'arrivée après avoir beaucoup gagné dans le Sud. On se rapproche, même si ce n'est pas fini, on va redescendre un peu dans le Sud. Quand on voit les photos, l'ambiance semble chouette : il y a du soleil, du vent, mais en fait c'est compliqué ! Il faut être tout le temps rapide, c'est de l'endurance depuis le départ… Cela fait des jours qu'il faut être rigoureux sur les réglages, même quand on est fatigué. Il y a mille choses à faire comme par exemple passer la corde à algues pour être sûr de ne pas être ralenti, bien régler tout le temps les voiles, c'est du boulot au quotidien. La météo globalement va être un peu comme ça avec des alizés faibles de 15 nœuds. Il y aura peut-être des affaiblissements du vent sur l'arc antillais. Ce sera encore un long bord tribord amures, avec des petits recalages vers le sud-ouest pour avoir un bon angle pour rejoindre l'arrivée. Il faut que l'on regarde ce que font les autres… »

A l'approche du continent et des îles des Antilles, de nombreux phénomènes météos sont à prendre en compte dans la stratégie comme l'explique le marin nantais : « On récupère pas mal de fichiers grâce à un logiciel qui nous permet d'avoir des infos, des cartes de champs de pression, de température de la mer, etc. Il faut analyser ces éléments bruts et en faire une synthèse pour tracer notre route. J'ai découvert quelques éléments intéressants dont je ne peux pas vous parler ! »

"Cela va se jouer entre AGIR, Gedimat, Generali et CMB"

Malgré sa joie d'occuper la tête de course avec un peu d'avance, Adrien reste prudent car il sait que la route est encore longue et bien des événements peuvent se produire : « Nos adversaires dangereux sont Gedimat, Generali et CMB. Ca va se jouer entre nous quatre. Cercle Vert a mieux marché que je ne le pensais, c'est aussi un concurrent encore bien placé aussi… » Cercle Vert a choisi une route plus proche de la route directe, bien que sud. Désormais seul sur cette route, le figaro de Morvan/Loison devrait rencontrer dans les prochains jours des vents plus faibles à l'approche de l'anticyclone et un angle de vent moins favorable.

Vincent Biarnès, co-équipier d'Adrien et ambassadeur de la baie de Saint-Brieuc, expliquait hier : « Nous sommes toujours extrêmement concentrés avec Adrien. On ne met pas le pilote. On est à fond. C'est vraiment très intéressant ce qui se passe en tête de flotte. Nous sommes au contact. C'est une stratégie et une tactique différentes de ce qu'on peut voir sur les autres régates. Le temps est passé très vite jusqu'à maintenant. Mais depuis trois jours, à chaque fois qu'on lance un routage, l'ETA s'éloigne. C'est toujours 9 jours pourtant, c'est sûr que le chemin le plus court est la route sud. Prendre les classements est toujours un moment important y compris pour le moral. On les regarde, nous n'en manquons pas un ! » Les premiers figaros sont attendus lundi 25 avril en fin de journée à Saint Barthélémy.