Après quatre jours de repos, de nombreux massages et quelques distractions, les 44 figaristes se sont élancés ce lundi à 14h45 de Kinsale à destination de Cherbourg. Cette 4ème et dernière étape s’annonce particulièrement rapide : les météorologues prévoient en effet du vent portant soutenu (15 à 25 nœuds). Les premiers concurrents pourraient avaler les 453 miles en 48 heures et arriver dès mercredi soir. Adrien Hardy, auréolé de sa victoire d’étape, a réussi un bon départ en baie de Kinsale et était classé en 6ème position au classement de 19h.
Il faut croire que la victoire donne des ailes : après avoir gagné avec une grande maitrise et un talent certain l’étape Brest-Kinsale, le skipper d’AGIR Recouvrement était pointé parmi les premiers figaro (6ème) quelques heures après le départ de Kinsale. La veille du départ, le marin nantais expliquait : « Après cette belle victoire, je vais naviguer libéré, je n’ai pas la pression du classement général. C’est très plaisant de partir dans ces conditions, ma Solitaire est déjà bien réussie. » Adrien Hardy confiait également son envie de tirer le meilleur profit de cette dernière étape : « Je vais essayer de naviguer au contact de la flotte car j’ai envie de continuer à apprendre et déceler mes points faibles pour travailler cet hiver. Si sur la fin de la course une ou deux options se présentent, je n’hésiterais pas mais l’objectif principal est de naviguer simplement. Le plaisir de régater devant avec les autres est assez énorme, j’espère que je pourrai revivre la même chose qu’à la 3e étape. » Le skipper d’AGIR Recouvrement, partisan d’une route plus proche des côtes irlandaises que le reste de la flotte, espère virer le phare du Fastnet dans les premiers et ainsi prendre un avantage décisif pour la traversée de la mer Celtique et de la Manche.
Près de trois semaines après le départ de la Solitaire du Figaro, les organismes des marins sont mis à rudes épreuves et la fatigue commence à être fortement ressentie. De son côté, le skipper d’AGIR Recouvrement est plutôt content de son état physique et sera à 100 % de ses possibilités sur cette dernière étape : « C’est important de garder de la fraîcheur sur une course aussi longue. Je suis en pleine forme, cela montre que la préparation physique de cet hiver a porté ses fruits. » Les bateaux devraient contourner le phare du Fastnet vers minuit avant de mettre le cap sur la Bretagne pour virer une marque de parcours puis les étraves se dirigeront vers Cherbourg. Le vent devrait forcir dans la soirée et atteindre jusqu’à 30 nœuds.





















