Concarneau le 19 juin 2017, La Solitaire Urgo Le Figaro 2017, départ de la 4eme etape Concarneau Dieppe.

Avant le départ, nombre de coureurs avaient annoncé l’importance de ces premiers jours de course et le danger représenté par une dorsale pouvant générer des écarts conséquents. Avant de partir, Adrien Hardy expliquait sur les pontons que « la traversée de la dorsale serait peut-être le seul moment crucial de la Transat puisqu’ensuite la trajectoire sera plutôt une longue ligne droite et une course de vitesse. » Après 48h de course, Adrien Hardy et Thomas Ruyant peuvent être satisfaits de leur choix de route car ils ont pris l’avantage sur une bonne partie de la flotte. En file indienne le long des côtes de la Galice, une hiérarchie claire s’est déjà établie : les 3 bateaux ayant choisi la route directe (CMB, AGIR RECOUVREMENT, BREIZH COLA) se sont bien démarqués du peloton et certains favoris ont déjà 10 milles de retard. Le vent de nord va se renforcer progressivement au fil de la journée pour atteindre 35 à 40 nœuds pendant 48 heures. Le trio de tête pourrait accentuer son avance en touchant en premier ce nouveau vent.

   

À l’heure actuelle, les premiers figaros longent les côtes espagnoles à une vitesse de 7 à 8 nœuds et enchaînent les empannages pour déborder le cap Ortegal (Espagne). Joint par téléphone, Adrien Hardy revient sur ce début de Transat : « Tout roule à bord. On est bien concentré et détendu. On est content de notre situation et de notre navigation ! On savait que l’objectif de ce premier tronçon de parcours était de sortir le plus rapidement de cette dorsale et de ne pas se faire distancer par un groupe de bateaux. On est dans le bon paquet, on était étonné de voir les autres faire plus de route en s’éloignant de la route directe. On a toujours eu du vent : un vent certes pas très stable, mais en moyenne 12 nœuds de vent sous spi, à la barre et aux réglages. Ce sont des conditions de navigation très agréables pour débuter une Transat ! »

 

On a pour l’instant un petit déficit de vitesse, et on a notamment perdu cette nuit, on voit CMB devant l’étrave mais l’écart s’est creusé un peu depuis hier. On va avoir 48h de vent fort puis cela va mollir an arrivant vers Madère et les Canaries. Les conditions vont être très musclées, j’aime bien le vent fort mais il faudra être prudent avec le matériel. La Transat devrait être assez rapide, moins longue qu’il y a deux ans où nous avions dû descendre jusqu’au Cap Vert pour trouver les alizés. »

 

Familier de la navigation par gros temps, Adrien s’est plusieurs fois distingué en remportant des étapes de la Solitaire du Figaro dans de telles conditions. Si le marin nantais n’hésitera pas à aller au charbon pour recoller au tableau arrière des leaders S. Simon et M. Lagravière, il sait qu’il est capital de préserver le matériel et les hommes pour une course de fond de quinze jours, de manier puissance et prudence…

 

La fin de semaine offrira un nouveau bilan d’étape précieux des écarts et de la physionomie générale de cette édition 2018 de l’AG2R LA MONDIALE.