Solitaire 2017 : l’éclatante 2e place d’Adrien HARDY au classement général !

Solitaire 2017 : l’éclatante 2e place d’Adrien HARDY au classement général !

Adrien HARDY, 32 ans, conserve sa deuxième place au classement général de la Solitaire URGO le Figaro juste derrière Nicolas Lunven, vainqueur de cette édition 2017 ! Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a franchi la ligne d’arrivée en 12e position ce vendredi matin, 14 minutes et 21 secondes derrière le vainqueur de l’étape Charlie Dalin. Indéniablement, pendant ces trois semaines de course, il s’est imposé comme un marin redoutable  et comme l’un des animateurs principaux : outre trois podiums sur quatre étapes dont une victoire, le navigateur nantais remporte le classement Radio France et Turquie, deux classements intermédiaires au début et au 2e tiers de la course qui témoignent de son impressionnante régularité aux avant-postes. La performance d’Adrien est d’autant plus remarquable qu’en 9 participations à la Solitaire, il n’avait réussi qu’une fois à terminer dans le Top 10 en 2014 avec une 7e place au général, année où il termine vice-champion de France de Course. On sentait une pointe de déception à l’arrivée, car en 3e position à Wolf Rock mercredi Adrien avait réduit de 24 à 10 minutes son retard au général sur Lunven. Cette 2e place au classement final est un très beau cadeau pour fêter les 10 ans de partenariat avec son fidèle sponsor AGIR RECOUVREMENT et couronne un athlète complet !

 

 Après quatre jours de mer dans des conditions de vent extrêmement changeantes et exigeantes, rendant presque impossible le repos, c’est un Adrien Hardy exténué qui livre ses impressions : « Au départ à Bordeaux, l’objectif officiel était le podium, mais au fond de moi-même je visais la victoire. Je rêvais d’offrir une victoire à mon partenaire qui m’accompagne depuis 10 ans… Mais quand on voit le niveau d’excellence de cette course, 2e au classement général avec trois podiums sur les trois premières étapes, c’est un excellent résultat ! C’est la première fois que je me sens aussi à l’aise, j’ai toujours navigué devant, j’étais bien en phase avec les éléments, j’avais une bonne vision des choses. Quelle joie de goûter à cette quasi-victoire, il ne me manque plus grand-chose pour remporter cette course ! Etre si régulier au général, c’est un gros bond en avant !

J’ai adoré cette Solitaire ! Quand on passe Wolf Rock, je sens qu’il y a une vraie carte à jouer, je pense que Nicolas n’était pas si fier que ça. Sur cette étape, c’est toujours revenu par l’arrière, même si j’en ai profité certaines fois. La flotte s’est toujours retassée. Cette étape était superbe et épuisante. En termes de sommeil je pense que je n’ai jamais été aussi fatigué : 3 nuits blanches sur 4… Cette course est géniale… Nicolas m’a mené la vie dure, il a gagné il a été super fort, il s’est un peu affolé à un moment, il y a eu tellement de renversement de situations. Il se passe plein de choses dans la tête, c’est super positif tout ça ! A la fin, j’ai fait des supers trucs, j’avançais vite, j’étais encore plein d’espoir. J’ai adoré. »

 

« Les 10 ans de partenariat dans les voiles, ça m’a permis de me battre comme jamais ! »

« Il m’a manqué un peu de vitesse, notamment par rapport à Lunven. Si j’ai réussi à être devant lui, c’est par des placements, j’ai encore une marge de progression sur la vitesse, c’est une somme de plein de petites choses, difficiles à analyser. Cela dit, 30 minutes de retard sur 15 jours de course cumulés, ce n’est pas grand-chose ! Le défi de cette dernière étape était dur à relever : 25 minutes de retard, c’était beaucoup en Figaro. Jusqu’à 15 minutes c’est possible, c’est d’ailleurs l’avance que j’avais sur lui à Wolf Rock…

Ce sport est génial : il y a une quantité de revirements de situation, des imprévus, des étapes qui durent 4 jours plutôt que deux. Cette course oblige à s’adapter en permanence, à se remettre en question, à ne jamais crier victoire trop tôt et aussi se dire que rien n’est jamais perdu, qu’il faut continuer à observer pour récupérer tous les indices possibles pour bien analyser la situation.

Cette course est hors-norme. J’avais en tête le défi lancé avec Stéphane Paye, président-directeur général d’AGIR RECOUVREMENT au mois de décembre, les encouragements de tous les salariés, les 10 ans de partenariat dans les voiles, ça m’a permis de me battre comme jamais ! J’ai une chance d’être soutenu et entouré par la famille « AGIR ». Je suis heureux d’offrir ces trois semaines de course extrêmement riches en émotions. »

« Adrien a été exemplaire sur cette course »

Le directeur d’AGIR RECOUVREMENT, Christophe Duperay revient sur l’importance de cette victoire : « Nous sommes ravis de cette 2e place, pendant trois semaines ça été un grand partage d’émotions ! Adrien a réussi un résultat exceptionnel qui ressemble à un concentré de ce qu’on a vécu avec lui depuis 10 ans. Cela été un moment très fort avec lui et en interne.

Si on a ressenti à l’arrivée la déception d’Adrien de ne pas avoir gagné, il a fait preuve de trois grandes qualités : une capacité d’engagement exceptionnelle ; une faculté à améliorer le moindre détail et à inventer des manières de répondre différemment selon les situations ; une motivation extrêmement élevée. J’ai été également impressionné par sa capacité de discernement à l’arrivée où il était déjà dans l’analyse des petits éléments qui lui ont manqué pour cette victoire.

Adrien a été exemplaire sur cette course, épanouie depuis le début, aussi à l’aise sur l’eau qu’en interviews. Ce résultat on le doit aussi à Stéphane Paye qui a initié ce partenariat et a su détecter tôt tous les talents d’Adrien. »

A 24h de l’arrivée de la 4e étape, Hardy et Lunven à nouveau au contact

A 24h de l’arrivée de la 4e étape, Hardy et Lunven à nouveau au contact

À 190 milles de l’arrivée, une quinzaine de figaristes se trouvent sur une ligne du nord au sud, avec une dispersion en latitude qui tend à se réduire depuis le petit matin. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT s’est positionné le plus au sud de la flotte pour espérer bénéficier d’un vent tournant progressivement à droite alors que ses concurrents du nord et du centre devront faire plusieurs empannages pour se recaler sur la route directe. Actuellement sous spi en 7e position avec 1,8 milles de retard sur le leader Alexis Loison, Adrien Hardy est bord à bord avec Yann Eliès. Depuis hier soir Nicolas Lunven a été très rapide et a repris un mille dans l’axe de la tête de flotte et s’est repositionné à proximité d’AGIR RECOUVREMENT. Si la journée d’hier lors de la remontée vers Wolf Rock a été favorable à Adrien, la dernière nuit l’a été pour Lunven ; quel skipper tirera la meilleure partie de cette journée de navigation où les marins enrouleront la marque Owers dans l’Est de l’île de Wight ? Réponse en fin de journée.

3e à Wolf Rock, Hardy bien placé pour jouer la victoire d’étape et le général !

3e à Wolf Rock, Hardy bien placé pour jouer la victoire d’étape et le général !

À 17h37 le leader de cette 4e étape Sébastien Simon a enroulé le mythique pharede Wolf Rock, suivi par Charlie Dalin 1 minute 22 secondes et Adrien Hardy 2 minutes 40 secondes plus tard. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a réussi une excellente journée de navigation en se positionnant à l’Ouest de la flotte et en réussissant à revenir à quelques dizaines de mètres des deux premiers. Adrien a superbement bien négocié les transitions de vent : à chaque rotation, il a soigné sa trajectoire et basculait du spi au génois ce qui lui a permis de passer de 0,8 milles de retard sur le premier à 7h ce matin à 0,3 milles au passage du phare. Il a également réussi à creuser l’écart avec ses poursuivants et notamment Nicolas Lunven. Alors que les deux leaders au classement général étaient bord à bord hier soir dans le Chenal du Four, Adrien est passé avec 14 minutes d’avance devant Lunven. Si le marin nantais accuse 24 minutes et 35 secondes de retard au général, les 14 minutes d’avance sur Lunven constituent un sérieusement avertissement et porte un coup psychologique au skipper de Generali qui est désormais sous pression. Il reste 290 milles à parcourir dans un vent forcissant et avec des jeux de courants selon la marée descendante ou montante. Les figaristes avancent actuellement à près de 10 nœuds et se dirigent vers la marque Owers dans l’Est de l’île de Wight. Actuellement, l’ETA prévoie une arrivée pour les premiers le vendredi au petit matin.

Regroupement général en Manche, Adrien dans le sillage du leader Dalin

Regroupement général en Manche, Adrien dans le sillage du leader Dalin

Les 24 dernières heures ont été riches en rebondissements : sur un air d’accordéon, tantôt s’étirant brutalement dans un sens, tantôt se ramassant pour un nouveau départ, la flotte a connu d’étonnant yo-yo. Hier en début d’après-midi, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT avait soigné sa trajectoire avant le passage de l’Occidentale de Sein, ce qui lui permettait de bien revenir dans le match et de passer cette marque de parcours en 6e position. Dans un vent distribué très aléatoirement et avec un courant contraire, la flotte se regroupait hier soir dans le chenal du Four. Légèrement plus à terre que plusieurs de ses concurrents, Adrien Hardy bénéficiait d’un petit souffle qui lui permettait de passer en 3e position. Mais après 48h de course, les écarts entre les 20 premiers sont de moins de 2 milles et tout reste à faire alors qu’il reste encore 360 milles à courir d’ici Dieppe. À 60 milles de Wolf Rock, le jeu des petits placements ne fait que commencer. Le vent d’ouest irrégulier fait varier la vitesse des bateaux de 2 à 6 nœuds. À l’approche de l’Angleterre, le vent pourrait fraichir et accélérer le rythme de progression.

Après 24h de course, Hardy distancé dans un vent faible et aléatoire

Après 24h de course, Hardy distancé dans un vent faible et aléatoire

Près de 24h après le départ de Concarneau, les figaristes ont parcouru seulement 55 milles sur la distance théorique vers Dieppe, soit un peu plus de 10 % du trajet total… Cette première partie de course laborieuse et aléatoire a été éprouvante pour les marins qui ont alterné entre nettoyage des nombreuses algues, gestion du courant et lecture du plan d’eau pour trouver le moindre souffle de vent. Les deux leaders au classement général, Lunven (12e) et Hardy (13e), décrochés depuis le départ, se trouvent ce matin bord à bord distant d’une trentaine de mètres ! Auteur d’un départ moyen en seconde ligne, Adrien avait ensuite réussi à bien revenir en choisissant le bon côté du plan d’eau pour rallier la bouée Radio France, mais alors qu’il avait croisé juste devant Anthony Marchand qui passe 3e à la bouée, il a opté pour un bord plus conservateur au centre de la flotte qui l’a sérieusement ralentie. Après la bouée passée en 22e position, il a choisi une trajectoire au vent de de la route en espérant attraper le synoptique en premier et se protéger du courant. Finalement, c’est l’autre bord extérieur qui payait et Adrien accuse ce matin 2,3 milles de retard sur les leaders… Actuellement les bateaux avancent entre 4 et 5 nœuds et Adrien semble avoir choisi le bord le plus favorable plus au large. Si le vent se maintient, les figaristes devraient passer l’Occidentale de Sein vers midi avec le courant portant puis traverser le Chenal du Four dans la soirée.

4 jours de mer et une dernière étape ouverte pour Hardy qui vise la victoire finale

4 jours de mer et une dernière étape ouverte pour Hardy qui vise la victoire finale

À 14h ce lundi, les 43 solitaires se lanceront pour l’ultime étape de la Solitaire URGO le Figaro. Au programme : 505 milles entre la pointe Finisterre, la Cornouailles anglaise et les falaises calcaires de Normandie. Une météo complexe et changeante rend cette 4e étape incertaine quant à son issue et passionnante à suivre ! Tous les regards seront braqués sur le duo Nicolas Lunven/Adrien Hardy, car les 24 minutes et 35 secondes qui les séparent paraitront peut être peu de chose au regard des nombreux chausse-trappes de l’étape : 24 premières heures nuit avec du vent faible et du courant, une traversée de la Manche au reaching dans un vent de 15/20 nœuds, un grand bord sous spi le long des côtes anglaises dans un vent incertain et une descente au reaching jusqu’à Dieppe… En position de chasseur, Adrien Hardy espère bien conclure en beauté et avec une victoire, une édition 2017 qui l’a déjà consacrée comme un des deux grands animateurs de la course !

Bien reposé et en confiance ce lundi matin, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT expose les grandes lignes de cette 4e et dernière étape de la Solitaire URGO Le Figaro : « Nous allons vivre une étape qui peut générer des écarts conséquents. Nous allons partir avec très peu de vent. Les 24 premières heures vont être compliquées, difficiles et incertaines… Nous allons partir de la baie de la Forêt puis il faudra contourner et s’extirper de l’archipel des Glénans. Il y aura potentiellement des bulles sans vent, on pourrait même mouiller et reculer à cause du courant. Mardi soir nous devrions passer le Chenal du Four, et on pourra faire un premier bilan à ce moment-là. Cette première partie de parcours peut créer des écarts importants.

Lors de la traversée de la Manche au reaching, le vent d’est d’une quinzaine de nœuds tournera à l’ouest, il faudra bien se placer pour cette transition de bâbord à tribord amure. Après Wolf Rock, on longera les côtes anglaises sous spi dans 10 nœuds, bien qu’il y a une grande incertitude sur le vent. Cela devrait être un bord assez classique bien qu’il puisse y avoir des différences de trajectoires, car les coefficients de courant augmentent progressivement au fil de la semaine.

Les prévisions météo d’aujourd’hui seront fragiles à partir de mercredi, il faudra bien récupérer les bulletins météo et les analyser, car il restera alors deux jours de mer. Le jeudi nous traverserons à nouveau la Manche dans 20 nœuds au reaching.

C’est bien c’est une étape avec des opportunités pour être devant, il y aura des rebondissements ! Il faudra être excellent pour la gagner. Je vais m’appliquer sur tous les détails et tout mettre en œuvre pour que mon figaro aille vite et au bon endroit. L’objectif est de remporter l’étape et la victoire finale, si Nicolas termine 5 minutes derrière moi, j’aurais fait le maximum. Je ne regarde pas les concurrents de derrière, je suis déterminé pour terminer cette solitaire en beauté. »

Les routages annoncent une arrivée dans la journée de vendredi à Dieppe.