3e à Concarneau et 2e au général, Hardy en compétition serrée avec Lunven pour la victoire finale !

3e à Concarneau et 2e au général, Hardy en compétition serrée avec Lunven pour la victoire finale !

En franchissant la ligne à 11h ce vendredi à Concarneau, Nicolas Lunven s’est imposé avec 5 minutes d’avance sur Gildas Mahé et 12 minutes 47 secondes sur Adrien Hardy. Le skipper Generali a bien négocié les deux dernières heures de course et a réussi à distancer ses deux autres poursuivants. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a réussi une très belle 3e étape, depuis départ en tête hier il est passé à la marque de parcours Trophée Turquie au sud de Belle-Ile en 4e position puis est bien revenu en fin de nuit en 2e position sur les talons de Lunven pour terminer finalement 3e. Trois étapes et trois podiums pour Adrien Hardy : le marin nantais poursuit son excellente dynamique sportive et conforte sa 2e place au classement général. Un beau cadeau d’anniversaire pour les dix ans de partenariat avec AGIR RECOUVREMENT ! Il relègue ses plus proches poursuivant à bonne distance : 37 minutes pour Charlie Dalin et 45 minutes pour Sébastien Simon, respectivement 3e et 4e au général. Pour remporter la Solitaire du Figaro 2017, il devra reprendre 24 minutes à un Lunven rapide et redoutable. Un objectif exigeant mais atteignable pour le marin nantais qui brille généralement sur la dernière étape et a remporté à deux reprises l’étape s’achevant … à Dieppe !

Beau joueur et pas rancunier, les premiers mots d’Adrien sur le ponton sont pour son principal concurrent qui a, cette fois, remporté l’étape : « Un grand bravo à Nicolas, il navigue hyper bien, pour la dernière étape il va falloir être parfait pour gagner à Dieppe ! J’ai pris un plaisir fou durant toute cette étape, comme les autres d’ailleurs. C’est beaucoup plus plaisant d’être devant. Je me suis vraiment amusé, c’était extraordinaire de naviguer à fond tout le temps. Je n’ai pas lâché la barre depuis le début. J’avais des petits aliments à grignoter, de l’eau à portée de main et le parcours affiché à côté de moi, je n’avais quasiment pas besoin de descendre en bas. »

Très incisif au départ, Adrien a réussi à imposer son rythme dès les premières minutes de la course : « J’ai pris un superbe départ qui m’a bien propulsé en tête. Ensuite j’ai eu un petit déficit de vitesse sous spi, je n’ai pas pu faire grand-chose, j’ai vu le paquet revenir, j’ai réussi à tenir bon à force de border, de choquer, j’ai vraiment tout donné. Je passe 4e à 3- 4 minutes derrière Lunven. Cette nuit, au près, j’ai fait une petite erreur de trajectoire sur une bouée qui m’a coûté un peu puis je suis bien revenu en vitesse. Ce matin à la bouée des Glénans à 10 milles de l’arrivée, je suis revenu en deuxième position, très proche de Nicolas, mais il joue bien le coup et me laisse partir du mauvais coté du plan d’eau… C’est le jeu, mais c’est une petite déception car je ne suis pas allé au bon endroit… J’ai perdu 5 minutes sur la fin. Sur les 24h de course, j’ai barré 23h30, physiquement c’est éprouvant, le corps et le dos souffrent ! »

Depuis l’année 2014 où Yann Eliès et Jérémie Beyou avait largement dominé la Solitaire et s’échangeaient alternativement les premières places, on n’avait pas vu un duo de skippers mener aussi manifestement le reste de la flotte. Pour cette édition 2017, Hardy et Lunven n’ont cessé d’occuper successivement la tête de flotte et se sont encore retrouvés ce matin bord à bord pour les derniers milles de la course : « La dernière étape va être magnifique. Je suis toujours aussi motivé, en pleine forme, c’est un vrai bonheur de disputer cette dernière étape en 2e position. Je suis complètement capable de gagner le général. Nicolas sait que je suis tout le temps à l’attaque, il sait que s’il me laisse la moindre opportunité je vais la saisir… pour lui cela ne va pas être facile ! Je suis un attaquant, il le sait. Je me réjouis de la configuration de cette dernière étape, j’ai d’excellents souvenirs à Dieppe, elle me porte chance. »

Après trois étapes disputées, le bilan sportif d’Adrien résonne à merveille avec l’anniversaire des 10 ans de partenariat avec son sponsor choletais AGIR RECOUVREMENT. S’il avait gagné trois étapes dans les éditions précédentes, il ne s’était encore jamais élevé à ce niveau de régularité et d’excellence. Une très belle manière de saluer la force de ce partenariat avec la « famille » AGIR qui le soutient depuis sa première saison en Figaro en 2008.

Les marins auront trois nuits pour se reposer avant le départ vers Dieppe lundi à 12h pour 520 milles.

À 11 milles de l’arrivée, Hardy et Lunven luttent bord à bord pour la victoire !

À 11 milles de l’arrivée, Hardy et Lunven luttent bord à bord pour la victoire !

Depuis le début de la Solitaire URGO Le Figaro, deux skippers occupent à chaque étape les premières places et cette 3e étape confirme l’ascendant qu’ont les skippers de Generali et d’AGIR RECOUVREMENT sur le reste de la flotte. Depuis le départ de Concarneau à 14h hier, ils ont occupé successivement la tête de course : après avoir été leader durant les premières heures, Adrien s’est fait légèrement débordé par Lunven dans la descente sous spi vers Belle-Ile. Lors de la remontée vers le phare de la Teignouse en première partie de nuit, Adrien a perdu un peu de terrain et se trouvait entre la 4 et 5e place avec 0,5-0,6 milles de retard sur Lunven. Puis dans la deuxième partie de nuit au près, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT est revenu pleine balle à la 2e place et ne lâche pas d’une semelle Lunven. Durant les trois dernières heures, en distance de rapprochement au but, Adrien a parcouru plus de route que son principal concurrent et se trouve à 200 mètres dans son tableau arrière…
Au vu de la vitesse et de la capacité d’Adrien à être incisif sur les arrivées d’étape, il menace très sérieusement le leader au classement général. Comme lors de la 2e étape, la victoire risque de se jouer sur un fil, fil d’équilibriste d’autant plus incertain qu’avec le début de la journée et le réchauffement de l’atmosphère le vent menace de s’écrouler et de stopper net la progression des bateaux. À 11 milles de l’arrivée, les premiers arriveront peut-être à franchir la ligne avant les premiers calmes…

3e étape : Tonitruant départ pour Hardy !

3e étape : Tonitruant départ pour Hardy !

Le plus lancé et le plus rapide sur la ligne de départ, le figaro AGIR RECOUVREMENT a pris les commandes de la flotte dès les premières secondes de cette étape de 120 milles. Comme pour rappeler qu’il est le marin le plus redoutable du moment, Adrien Hardy a imposé son rythme jusqu’à la Bouée Radio France qu’il a viré en tête un peu avant 16h. Pour rejoindre la marque de parcours au sud de Belle-Ile distante de 65 milles, les marins ont choisi des placements différents en privilégiant vitesse ou cap. En tête de course ex aequo avec Nicolas Lunven, Adrien a choisi une route médiane par rapport aux options ouest (Loison, Tabarly) et est (Chabagny, Biarnès). Les deux leaders au classement général livrent un superbe duel au coude à coude sous spi dans un vent d’une vingtaine de nœuds avec des vitesses de plus de 10 nœuds !

Magistral Hardy, vainqueur d’une étape d’anthologie !

Magistral Hardy, vainqueur d’une étape d’anthologie !

Avec 50 secondes d’avance sur Erwan Tabarly, Adrien a franchi la ligne à 1H42m45s et a remporté la 2e étape de la Solitaire Urgo Le Figaro ! Après des victoires d’étapes en 2010, 2013 et 2015, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT remporte donc sa 4e étape… Lors de la 1ere étape entre Bordeaux et Gijon, il menait assez largement la flotte dans la dernière ligne droite, mais un léger déficit de vitesse à l’avantage de Nicolas Lunven l’avait fait échouer si proche du but. Avec cette victoire, il démontre à nouveau qu’il est l’un des principaux animateurs de cette 48e édition. Adrien a brillé sur trois temps forts de cette étape : le départ en 2e position à la bouée de Radio France puis 1er une partie de la première nuit ; le passage de la Chaussée de Sein avec une superbe option qui lui a permis de recoller à 1 mille des leaders et les dernières heures de course où il a exploité parfaitement les placements et bascules de vent tout en optimisant les réglages pour déborder Nicolas Lunven et Erwan Tabarly dans les derniers milles. Un finish haletant gagné avec panache et une excellente maîtrise du support ! Il garde sa 2e place au classement général, 11 minutes 46 secondes derrière Nicolas Lunven…

Sur les pontons de Concarneau, Adrien est groggy de fatigue, mais savoure sa victoire : « On était très proche les uns des autres, notamment lors de la dernière heure. C’était très intense, les dernières dizaines de minutes de l’étape sont difficiles à décrire. J’avais une bonne vitesse et malgré une immense fatigue, j’ai été plutôt à l’initiative : j’ai déclenché le premier empannage, je passe 3e à la Cardinale et j’ai réussi à enchainer des empannages avec des superbes manoeuvres, très fluides et rapides. Je suis revenu à hauteur des deux premiers puis Nicolas m’a repassé et dans les 500 derniers mètres on été sous génois, le vent a adonné et je suis allé à l’avant pour préparer l’envoi du spi : j’ai temporisé, Nicolas et Erwan ont manoeuvré pour envoyer leur spi, ce qui les a ralentis, j’ai finalement décidé d’attendre, j’ai gardé mon génois et ma bonne vitesse…

C’était une étape difficile avec des ruptures de vent et de rythmes, où il était difficile de tout comprendre en stratégie. J’ai été appliqué sur les réglages, les algues, les empannages, les manœuvres. Sur cette étape, d’autres ont été des leaders plus réguliers, je sais ce que sais que de perdre une étape si proche de la fin, comme la 1ere, je savoure celle-là !

Pour le passage de la Cardinale, je me suis dit que jamais on pourrait la rejoindre sur un bord, et donc qu’il fallait empanner. J’ai choisi de m’abriter du courant en restant au plus près de la côte. C’était très impressionnant, d’habitude on traverse la Chaussée de Sein avec ou contre le courant, mais pas de travers : il y avait quasiment 4 nœuds de courant et 50° de dérive, une marche en crabe… il fallait vite traverser pour rejoindre l’ile de Sein, puis le long de la Chaussée sinon je partais en dérive comme les autres. Il y a avait des gros remous, j’entendais le bouillonnement dans les cailloux … En plus d’être un bon moment du point de vue des sensations, ça a très bien fonctionné. Je voyais le feu des copains qui était devant : 1, 2, 3 puis les 10 se rapprocher progressivement, mais je ne pensais pas gagner autant j’avais imaginé 2 milles, mais pas 13 milles ! C’était un grand moment. »

Sans aucun doute cette 2e étape Gijon-Concarneau rentrera dans le top 10 des étapes d’anthologies de la Solitaire du Figaro : de la pétole à la fois persistante et inopinée, de la houle résiduelle harcelant les tableaux arrière des bateaux, des retournements de situation hollywoodiens et d’abondantes options stratégiques au résultat variable. Dans ce paysage, Adrien a su marquer des points aux moments cruciaux et bénéficié du zest de réussite pour s’imposer sur le fil à Concarneau. Il réussit une bonne opération au classement général en revenant un peu sur le leader et en consolidant sa 2e place par rapport à un certain nombre de favoris. Les figaristes auront peu de repos avant le départ de la 3e étape de 120 milles Concarneau-Concarneau jeudi à 12h !

À 20 milles de l’arrivée, Adrien vise la victoire d’étape !

À 20 milles de l’arrivée, Adrien vise la victoire d’étape !

Sans aucun doute cette 2e étape Gijon-Concarneau rentrera dans le top 10 des étapes d’anthologies de la Solitaire du Figaro : de la pétole à la fois persistante et inopinée, de la houle résiduelle harcelant les tableaux arrière des bateaux, des retournements de situation hollywoodiens et d’abondantes options stratégiques au résultat variable. À 20 milles de l’arrivée, le scénario final reste incertain et 8 bateaux peuvent encore potentiellement remporter cette étape. Si actuellement Erwan Tabarly, Nicolas Lunven et Charlie Dalin ont l’avantage, le vent pourrait à nouveau s’effondrer avant de bien s’établir au Nord-Est. Les 8 premiers figaristes viennent de dépasser Lorient et avancent à environ 5 nœuds. Adrien Hardy est 8e à 1 mille des leaders.

Les 8 premiers figaristes avancent en file indienne vers Concarneau sur la route directe. Contacté il y a quelques heures à la sortie de Belle-Ile, Adrien revenait sur les 24 dernières heures de course : « Depuis la Chaussée de Sein, il y a beaucoup d’algues, mais comme je suis fatigué je vois plus d’algues qu’il n’y en a réellement : j’ai des hallucinations. Ce sont des signes qui montrent qu’il faut faire attention ! Cette nuit je voulais dormir mais je n’ai pas trop réussi car je voulais revenir sur le paquet.
Mon option stratégique était géniale je suis très content ! J’ai pleins d’images dans la tête : la traversée du Raz de Sein, avec quasiment 4 nœuds de courant et 50° de dérive, une marche en crabe… il fallait vite traverser pour rejoindre l’ile de Sein, puis le long de la Chaussée il y a avait des gros remous ,j’entendais que ça bouillonnait … En plus d’être un bon moment, ça a bien fonctionné. Je voyais le feu des copains devant mais je ne pensais pas gagner autant : j’avais imaginé 2 milles mais pas 10 milles ! C’était un grand moment. C’est la première fois depuis qu’on est parti que nous naviguons dans des conditions correctes, on peut mettre le pilote sans perdre du terrain, le bateau avance bien. »

Au coude à coude depuis quelques heures avec son premier poursuivant Martin Le Pape, Adrien est revenu à sa hauteur et devrait bientôt le dépasser et s’emparer de la 7e place. Les 43 Solitaires sont attendus sur la ligne d’arrivée à Concarneau aux alentours entre 1h30 et 3h00 du matin.

Hardy réussi un superbe coup stratégique…

Hardy réussi un superbe coup stratégique…

Ses adversaires le savaient dangereux et en réussite sur ses choix d’options… Hier soir, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT en a apporté la confirmation lors de la traversée de la Chaussée de Sein. En l’espace de 4 heures, il a allié élégance et efficacité, et a fondu sur ses adversaires pour diminuer son retard sur le leader de 14,8 milles à 1 mille ! Alors que la tête de la flotte filait sur la route directe pour virer l’Occidentale de Sein, les 10 premiers rencontraient un vent mollissant et le plus fort du courant descendant qui les déportait au large. Adrien Hardy choisissait lui de poursuivre dans la baie d’Audierne pour longer les côtes et épouser les courbures bretonnes jusqu’à la pointe du Raz puis rasait l’île de Sein. Il profitait d’un flux d’air plus important, évitait le courant descendant et même bénéficiait d’un contre-courant favorable qui le poussait vers l’ouest et accélérait sa vitesse sur le fond : autour de 8 nœuds pendant quelques heures alors que ses concurrents peinaient dans 3 nœuds et même reculaient pour certains ! Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT passait à 00h40 en 10e position quelques minutes derrière le leader Erwan Tabarly. Quel panache !

Après le passage de la marque de parcours à Sein, les figaristes progressent vers Belle-ile au reaching dans un vent de Nord-Est, moins puissant qu’annoncé (8/10 nœuds). Adrien Hardy a réalisé une belle nuit de navigation puisqu’il a doublé deux de ses concurrents et revient progressivement sur son plus proche poursuivant Martin Le Pape. Dans l’état actuel de la hiérarchie, cette étape créerait des écarts très importants et bénéficierait aux quatre premiers du classement général qui se trouvent actuellement dans un mouchoir de poche : Nicolas Lunven, Adrien Hardy, Sébastien Simon et Charlie Dalin. Ces skippers distanceraient largement de sérieux favoris actuellement à plus de 2h de la tête de flotte : Yann Éliès (5ème en Espagne) 23e avec 17 milles, Alexis Loison (Custo Pol, 6ème à Gijón) 34e avec 24 milles, Xavier Macaire (Groupe SNEF, 7ème à Gijón) 24e avec 18 milles…
Pour autant, à 80 milles de l’arrivée, des chamboulements peuvent encore avoir lieu puisque le vent devrait mollir au passage de Belle-Ile avant de se renforcer en fin d’après-midi. Les premiers figaristes sont attendus en début de soirée à Concarneau.