Solitaire 2017 : l’éclatante 2e place d’Adrien HARDY au classement général !

Solitaire 2017 : l’éclatante 2e place d’Adrien HARDY au classement général !

Adrien HARDY, 32 ans, conserve sa deuxième place au classement général de la Solitaire URGO le Figaro juste derrière Nicolas Lunven, vainqueur de cette édition 2017 ! Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a franchi la ligne d’arrivée en 12e position ce vendredi matin, 14 minutes et 21 secondes derrière le vainqueur de l’étape Charlie Dalin. Indéniablement, pendant ces trois semaines de course, il s’est imposé comme un marin redoutable  et comme l’un des animateurs principaux : outre trois podiums sur quatre étapes dont une victoire, le navigateur nantais remporte le classement Radio France et Turquie, deux classements intermédiaires au début et au 2e tiers de la course qui témoignent de son impressionnante régularité aux avant-postes. La performance d’Adrien est d’autant plus remarquable qu’en 9 participations à la Solitaire, il n’avait réussi qu’une fois à terminer dans le Top 10 en 2014 avec une 7e place au général, année où il termine vice-champion de France de Course. On sentait une pointe de déception à l’arrivée, car en 3e position à Wolf Rock mercredi Adrien avait réduit de 24 à 10 minutes son retard au général sur Lunven. Cette 2e place au classement final est un très beau cadeau pour fêter les 10 ans de partenariat avec son fidèle sponsor AGIR RECOUVREMENT et couronne un athlète complet !

 

 Après quatre jours de mer dans des conditions de vent extrêmement changeantes et exigeantes, rendant presque impossible le repos, c’est un Adrien Hardy exténué qui livre ses impressions : « Au départ à Bordeaux, l’objectif officiel était le podium, mais au fond de moi-même je visais la victoire. Je rêvais d’offrir une victoire à mon partenaire qui m’accompagne depuis 10 ans… Mais quand on voit le niveau d’excellence de cette course, 2e au classement général avec trois podiums sur les trois premières étapes, c’est un excellent résultat ! C’est la première fois que je me sens aussi à l’aise, j’ai toujours navigué devant, j’étais bien en phase avec les éléments, j’avais une bonne vision des choses. Quelle joie de goûter à cette quasi-victoire, il ne me manque plus grand-chose pour remporter cette course ! Etre si régulier au général, c’est un gros bond en avant !

J’ai adoré cette Solitaire ! Quand on passe Wolf Rock, je sens qu’il y a une vraie carte à jouer, je pense que Nicolas n’était pas si fier que ça. Sur cette étape, c’est toujours revenu par l’arrière, même si j’en ai profité certaines fois. La flotte s’est toujours retassée. Cette étape était superbe et épuisante. En termes de sommeil je pense que je n’ai jamais été aussi fatigué : 3 nuits blanches sur 4… Cette course est géniale… Nicolas m’a mené la vie dure, il a gagné il a été super fort, il s’est un peu affolé à un moment, il y a eu tellement de renversement de situations. Il se passe plein de choses dans la tête, c’est super positif tout ça ! A la fin, j’ai fait des supers trucs, j’avançais vite, j’étais encore plein d’espoir. J’ai adoré. »

 

« Les 10 ans de partenariat dans les voiles, ça m’a permis de me battre comme jamais ! »

« Il m’a manqué un peu de vitesse, notamment par rapport à Lunven. Si j’ai réussi à être devant lui, c’est par des placements, j’ai encore une marge de progression sur la vitesse, c’est une somme de plein de petites choses, difficiles à analyser. Cela dit, 30 minutes de retard sur 15 jours de course cumulés, ce n’est pas grand-chose ! Le défi de cette dernière étape était dur à relever : 25 minutes de retard, c’était beaucoup en Figaro. Jusqu’à 15 minutes c’est possible, c’est d’ailleurs l’avance que j’avais sur lui à Wolf Rock…

Ce sport est génial : il y a une quantité de revirements de situation, des imprévus, des étapes qui durent 4 jours plutôt que deux. Cette course oblige à s’adapter en permanence, à se remettre en question, à ne jamais crier victoire trop tôt et aussi se dire que rien n’est jamais perdu, qu’il faut continuer à observer pour récupérer tous les indices possibles pour bien analyser la situation.

Cette course est hors-norme. J’avais en tête le défi lancé avec Stéphane Paye, président-directeur général d’AGIR RECOUVREMENT au mois de décembre, les encouragements de tous les salariés, les 10 ans de partenariat dans les voiles, ça m’a permis de me battre comme jamais ! J’ai une chance d’être soutenu et entouré par la famille « AGIR ». Je suis heureux d’offrir ces trois semaines de course extrêmement riches en émotions. »

« Adrien a été exemplaire sur cette course »

Le directeur d’AGIR RECOUVREMENT, Christophe Duperay revient sur l’importance de cette victoire : « Nous sommes ravis de cette 2e place, pendant trois semaines ça été un grand partage d’émotions ! Adrien a réussi un résultat exceptionnel qui ressemble à un concentré de ce qu’on a vécu avec lui depuis 10 ans. Cela été un moment très fort avec lui et en interne.

Si on a ressenti à l’arrivée la déception d’Adrien de ne pas avoir gagné, il a fait preuve de trois grandes qualités : une capacité d’engagement exceptionnelle ; une faculté à améliorer le moindre détail et à inventer des manières de répondre différemment selon les situations ; une motivation extrêmement élevée. J’ai été également impressionné par sa capacité de discernement à l’arrivée où il était déjà dans l’analyse des petits éléments qui lui ont manqué pour cette victoire.

Adrien a été exemplaire sur cette course, épanouie depuis le début, aussi à l’aise sur l’eau qu’en interviews. Ce résultat on le doit aussi à Stéphane Paye qui a initié ce partenariat et a su détecter tôt tous les talents d’Adrien. »

A 24h de l’arrivée de la 4e étape, Hardy et Lunven à nouveau au contact

A 24h de l’arrivée de la 4e étape, Hardy et Lunven à nouveau au contact

À 190 milles de l’arrivée, une quinzaine de figaristes se trouvent sur une ligne du nord au sud, avec une dispersion en latitude qui tend à se réduire depuis le petit matin. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT s’est positionné le plus au sud de la flotte pour espérer bénéficier d’un vent tournant progressivement à droite alors que ses concurrents du nord et du centre devront faire plusieurs empannages pour se recaler sur la route directe. Actuellement sous spi en 7e position avec 1,8 milles de retard sur le leader Alexis Loison, Adrien Hardy est bord à bord avec Yann Eliès. Depuis hier soir Nicolas Lunven a été très rapide et a repris un mille dans l’axe de la tête de flotte et s’est repositionné à proximité d’AGIR RECOUVREMENT. Si la journée d’hier lors de la remontée vers Wolf Rock a été favorable à Adrien, la dernière nuit l’a été pour Lunven ; quel skipper tirera la meilleure partie de cette journée de navigation où les marins enrouleront la marque Owers dans l’Est de l’île de Wight ? Réponse en fin de journée.

3e à Wolf Rock, Hardy bien placé pour jouer la victoire d’étape et le général !

3e à Wolf Rock, Hardy bien placé pour jouer la victoire d’étape et le général !

À 17h37 le leader de cette 4e étape Sébastien Simon a enroulé le mythique pharede Wolf Rock, suivi par Charlie Dalin 1 minute 22 secondes et Adrien Hardy 2 minutes 40 secondes plus tard. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a réussi une excellente journée de navigation en se positionnant à l’Ouest de la flotte et en réussissant à revenir à quelques dizaines de mètres des deux premiers. Adrien a superbement bien négocié les transitions de vent : à chaque rotation, il a soigné sa trajectoire et basculait du spi au génois ce qui lui a permis de passer de 0,8 milles de retard sur le premier à 7h ce matin à 0,3 milles au passage du phare. Il a également réussi à creuser l’écart avec ses poursuivants et notamment Nicolas Lunven. Alors que les deux leaders au classement général étaient bord à bord hier soir dans le Chenal du Four, Adrien est passé avec 14 minutes d’avance devant Lunven. Si le marin nantais accuse 24 minutes et 35 secondes de retard au général, les 14 minutes d’avance sur Lunven constituent un sérieusement avertissement et porte un coup psychologique au skipper de Generali qui est désormais sous pression. Il reste 290 milles à parcourir dans un vent forcissant et avec des jeux de courants selon la marée descendante ou montante. Les figaristes avancent actuellement à près de 10 nœuds et se dirigent vers la marque Owers dans l’Est de l’île de Wight. Actuellement, l’ETA prévoie une arrivée pour les premiers le vendredi au petit matin.

Regroupement général en Manche, Adrien dans le sillage du leader Dalin

Regroupement général en Manche, Adrien dans le sillage du leader Dalin

Les 24 dernières heures ont été riches en rebondissements : sur un air d’accordéon, tantôt s’étirant brutalement dans un sens, tantôt se ramassant pour un nouveau départ, la flotte a connu d’étonnant yo-yo. Hier en début d’après-midi, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT avait soigné sa trajectoire avant le passage de l’Occidentale de Sein, ce qui lui permettait de bien revenir dans le match et de passer cette marque de parcours en 6e position. Dans un vent distribué très aléatoirement et avec un courant contraire, la flotte se regroupait hier soir dans le chenal du Four. Légèrement plus à terre que plusieurs de ses concurrents, Adrien Hardy bénéficiait d’un petit souffle qui lui permettait de passer en 3e position. Mais après 48h de course, les écarts entre les 20 premiers sont de moins de 2 milles et tout reste à faire alors qu’il reste encore 360 milles à courir d’ici Dieppe. À 60 milles de Wolf Rock, le jeu des petits placements ne fait que commencer. Le vent d’ouest irrégulier fait varier la vitesse des bateaux de 2 à 6 nœuds. À l’approche de l’Angleterre, le vent pourrait fraichir et accélérer le rythme de progression.

Après 24h de course, Hardy distancé dans un vent faible et aléatoire

Après 24h de course, Hardy distancé dans un vent faible et aléatoire

Près de 24h après le départ de Concarneau, les figaristes ont parcouru seulement 55 milles sur la distance théorique vers Dieppe, soit un peu plus de 10 % du trajet total… Cette première partie de course laborieuse et aléatoire a été éprouvante pour les marins qui ont alterné entre nettoyage des nombreuses algues, gestion du courant et lecture du plan d’eau pour trouver le moindre souffle de vent. Les deux leaders au classement général, Lunven (12e) et Hardy (13e), décrochés depuis le départ, se trouvent ce matin bord à bord distant d’une trentaine de mètres ! Auteur d’un départ moyen en seconde ligne, Adrien avait ensuite réussi à bien revenir en choisissant le bon côté du plan d’eau pour rallier la bouée Radio France, mais alors qu’il avait croisé juste devant Anthony Marchand qui passe 3e à la bouée, il a opté pour un bord plus conservateur au centre de la flotte qui l’a sérieusement ralentie. Après la bouée passée en 22e position, il a choisi une trajectoire au vent de de la route en espérant attraper le synoptique en premier et se protéger du courant. Finalement, c’est l’autre bord extérieur qui payait et Adrien accuse ce matin 2,3 milles de retard sur les leaders… Actuellement les bateaux avancent entre 4 et 5 nœuds et Adrien semble avoir choisi le bord le plus favorable plus au large. Si le vent se maintient, les figaristes devraient passer l’Occidentale de Sein vers midi avec le courant portant puis traverser le Chenal du Four dans la soirée.

4 jours de mer et une dernière étape ouverte pour Hardy qui vise la victoire finale

4 jours de mer et une dernière étape ouverte pour Hardy qui vise la victoire finale

À 14h ce lundi, les 43 solitaires se lanceront pour l’ultime étape de la Solitaire URGO le Figaro. Au programme : 505 milles entre la pointe Finisterre, la Cornouailles anglaise et les falaises calcaires de Normandie. Une météo complexe et changeante rend cette 4e étape incertaine quant à son issue et passionnante à suivre ! Tous les regards seront braqués sur le duo Nicolas Lunven/Adrien Hardy, car les 24 minutes et 35 secondes qui les séparent paraitront peut être peu de chose au regard des nombreux chausse-trappes de l’étape : 24 premières heures nuit avec du vent faible et du courant, une traversée de la Manche au reaching dans un vent de 15/20 nœuds, un grand bord sous spi le long des côtes anglaises dans un vent incertain et une descente au reaching jusqu’à Dieppe… En position de chasseur, Adrien Hardy espère bien conclure en beauté et avec une victoire, une édition 2017 qui l’a déjà consacrée comme un des deux grands animateurs de la course !

Bien reposé et en confiance ce lundi matin, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT expose les grandes lignes de cette 4e et dernière étape de la Solitaire URGO Le Figaro : « Nous allons vivre une étape qui peut générer des écarts conséquents. Nous allons partir avec très peu de vent. Les 24 premières heures vont être compliquées, difficiles et incertaines… Nous allons partir de la baie de la Forêt puis il faudra contourner et s’extirper de l’archipel des Glénans. Il y aura potentiellement des bulles sans vent, on pourrait même mouiller et reculer à cause du courant. Mardi soir nous devrions passer le Chenal du Four, et on pourra faire un premier bilan à ce moment-là. Cette première partie de parcours peut créer des écarts importants.

Lors de la traversée de la Manche au reaching, le vent d’est d’une quinzaine de nœuds tournera à l’ouest, il faudra bien se placer pour cette transition de bâbord à tribord amure. Après Wolf Rock, on longera les côtes anglaises sous spi dans 10 nœuds, bien qu’il y a une grande incertitude sur le vent. Cela devrait être un bord assez classique bien qu’il puisse y avoir des différences de trajectoires, car les coefficients de courant augmentent progressivement au fil de la semaine.

Les prévisions météo d’aujourd’hui seront fragiles à partir de mercredi, il faudra bien récupérer les bulletins météo et les analyser, car il restera alors deux jours de mer. Le jeudi nous traverserons à nouveau la Manche dans 20 nœuds au reaching.

C’est bien c’est une étape avec des opportunités pour être devant, il y aura des rebondissements ! Il faudra être excellent pour la gagner. Je vais m’appliquer sur tous les détails et tout mettre en œuvre pour que mon figaro aille vite et au bon endroit. L’objectif est de remporter l’étape et la victoire finale, si Nicolas termine 5 minutes derrière moi, j’aurais fait le maximum. Je ne regarde pas les concurrents de derrière, je suis déterminé pour terminer cette solitaire en beauté. »

Les routages annoncent une arrivée dans la journée de vendredi à Dieppe.

3e à Concarneau et 2e au général, Hardy en compétition serrée avec Lunven pour la victoire finale !

3e à Concarneau et 2e au général, Hardy en compétition serrée avec Lunven pour la victoire finale !

En franchissant la ligne à 11h ce vendredi à Concarneau, Nicolas Lunven s’est imposé avec 5 minutes d’avance sur Gildas Mahé et 12 minutes 47 secondes sur Adrien Hardy. Le skipper Generali a bien négocié les deux dernières heures de course et a réussi à distancer ses deux autres poursuivants. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a réussi une très belle 3e étape, depuis départ en tête hier il est passé à la marque de parcours Trophée Turquie au sud de Belle-Ile en 4e position puis est bien revenu en fin de nuit en 2e position sur les talons de Lunven pour terminer finalement 3e. Trois étapes et trois podiums pour Adrien Hardy : le marin nantais poursuit son excellente dynamique sportive et conforte sa 2e place au classement général. Un beau cadeau d’anniversaire pour les dix ans de partenariat avec AGIR RECOUVREMENT ! Il relègue ses plus proches poursuivant à bonne distance : 37 minutes pour Charlie Dalin et 45 minutes pour Sébastien Simon, respectivement 3e et 4e au général. Pour remporter la Solitaire du Figaro 2017, il devra reprendre 24 minutes à un Lunven rapide et redoutable. Un objectif exigeant mais atteignable pour le marin nantais qui brille généralement sur la dernière étape et a remporté à deux reprises l’étape s’achevant … à Dieppe !

Beau joueur et pas rancunier, les premiers mots d’Adrien sur le ponton sont pour son principal concurrent qui a, cette fois, remporté l’étape : « Un grand bravo à Nicolas, il navigue hyper bien, pour la dernière étape il va falloir être parfait pour gagner à Dieppe ! J’ai pris un plaisir fou durant toute cette étape, comme les autres d’ailleurs. C’est beaucoup plus plaisant d’être devant. Je me suis vraiment amusé, c’était extraordinaire de naviguer à fond tout le temps. Je n’ai pas lâché la barre depuis le début. J’avais des petits aliments à grignoter, de l’eau à portée de main et le parcours affiché à côté de moi, je n’avais quasiment pas besoin de descendre en bas. »

Très incisif au départ, Adrien a réussi à imposer son rythme dès les premières minutes de la course : « J’ai pris un superbe départ qui m’a bien propulsé en tête. Ensuite j’ai eu un petit déficit de vitesse sous spi, je n’ai pas pu faire grand-chose, j’ai vu le paquet revenir, j’ai réussi à tenir bon à force de border, de choquer, j’ai vraiment tout donné. Je passe 4e à 3- 4 minutes derrière Lunven. Cette nuit, au près, j’ai fait une petite erreur de trajectoire sur une bouée qui m’a coûté un peu puis je suis bien revenu en vitesse. Ce matin à la bouée des Glénans à 10 milles de l’arrivée, je suis revenu en deuxième position, très proche de Nicolas, mais il joue bien le coup et me laisse partir du mauvais coté du plan d’eau… C’est le jeu, mais c’est une petite déception car je ne suis pas allé au bon endroit… J’ai perdu 5 minutes sur la fin. Sur les 24h de course, j’ai barré 23h30, physiquement c’est éprouvant, le corps et le dos souffrent ! »

Depuis l’année 2014 où Yann Eliès et Jérémie Beyou avait largement dominé la Solitaire et s’échangeaient alternativement les premières places, on n’avait pas vu un duo de skippers mener aussi manifestement le reste de la flotte. Pour cette édition 2017, Hardy et Lunven n’ont cessé d’occuper successivement la tête de flotte et se sont encore retrouvés ce matin bord à bord pour les derniers milles de la course : « La dernière étape va être magnifique. Je suis toujours aussi motivé, en pleine forme, c’est un vrai bonheur de disputer cette dernière étape en 2e position. Je suis complètement capable de gagner le général. Nicolas sait que je suis tout le temps à l’attaque, il sait que s’il me laisse la moindre opportunité je vais la saisir… pour lui cela ne va pas être facile ! Je suis un attaquant, il le sait. Je me réjouis de la configuration de cette dernière étape, j’ai d’excellents souvenirs à Dieppe, elle me porte chance. »

Après trois étapes disputées, le bilan sportif d’Adrien résonne à merveille avec l’anniversaire des 10 ans de partenariat avec son sponsor choletais AGIR RECOUVREMENT. S’il avait gagné trois étapes dans les éditions précédentes, il ne s’était encore jamais élevé à ce niveau de régularité et d’excellence. Une très belle manière de saluer la force de ce partenariat avec la « famille » AGIR qui le soutient depuis sa première saison en Figaro en 2008.

Les marins auront trois nuits pour se reposer avant le départ vers Dieppe lundi à 12h pour 520 milles.

À 11 milles de l’arrivée, Hardy et Lunven luttent bord à bord pour la victoire !

À 11 milles de l’arrivée, Hardy et Lunven luttent bord à bord pour la victoire !

Depuis le début de la Solitaire URGO Le Figaro, deux skippers occupent à chaque étape les premières places et cette 3e étape confirme l’ascendant qu’ont les skippers de Generali et d’AGIR RECOUVREMENT sur le reste de la flotte. Depuis le départ de Concarneau à 14h hier, ils ont occupé successivement la tête de course : après avoir été leader durant les premières heures, Adrien s’est fait légèrement débordé par Lunven dans la descente sous spi vers Belle-Ile. Lors de la remontée vers le phare de la Teignouse en première partie de nuit, Adrien a perdu un peu de terrain et se trouvait entre la 4 et 5e place avec 0,5-0,6 milles de retard sur Lunven. Puis dans la deuxième partie de nuit au près, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT est revenu pleine balle à la 2e place et ne lâche pas d’une semelle Lunven. Durant les trois dernières heures, en distance de rapprochement au but, Adrien a parcouru plus de route que son principal concurrent et se trouve à 200 mètres dans son tableau arrière…
Au vu de la vitesse et de la capacité d’Adrien à être incisif sur les arrivées d’étape, il menace très sérieusement le leader au classement général. Comme lors de la 2e étape, la victoire risque de se jouer sur un fil, fil d’équilibriste d’autant plus incertain qu’avec le début de la journée et le réchauffement de l’atmosphère le vent menace de s’écrouler et de stopper net la progression des bateaux. À 11 milles de l’arrivée, les premiers arriveront peut-être à franchir la ligne avant les premiers calmes…

3e étape : Tonitruant départ pour Hardy !

3e étape : Tonitruant départ pour Hardy !

Le plus lancé et le plus rapide sur la ligne de départ, le figaro AGIR RECOUVREMENT a pris les commandes de la flotte dès les premières secondes de cette étape de 120 milles. Comme pour rappeler qu’il est le marin le plus redoutable du moment, Adrien Hardy a imposé son rythme jusqu’à la Bouée Radio France qu’il a viré en tête un peu avant 16h. Pour rejoindre la marque de parcours au sud de Belle-Ile distante de 65 milles, les marins ont choisi des placements différents en privilégiant vitesse ou cap. En tête de course ex aequo avec Nicolas Lunven, Adrien a choisi une route médiane par rapport aux options ouest (Loison, Tabarly) et est (Chabagny, Biarnès). Les deux leaders au classement général livrent un superbe duel au coude à coude sous spi dans un vent d’une vingtaine de nœuds avec des vitesses de plus de 10 nœuds !

Magistral Hardy, vainqueur d’une étape d’anthologie !

Magistral Hardy, vainqueur d’une étape d’anthologie !

Avec 50 secondes d’avance sur Erwan Tabarly, Adrien a franchi la ligne à 1H42m45s et a remporté la 2e étape de la Solitaire Urgo Le Figaro ! Après des victoires d’étapes en 2010, 2013 et 2015, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT remporte donc sa 4e étape… Lors de la 1ere étape entre Bordeaux et Gijon, il menait assez largement la flotte dans la dernière ligne droite, mais un léger déficit de vitesse à l’avantage de Nicolas Lunven l’avait fait échouer si proche du but. Avec cette victoire, il démontre à nouveau qu’il est l’un des principaux animateurs de cette 48e édition. Adrien a brillé sur trois temps forts de cette étape : le départ en 2e position à la bouée de Radio France puis 1er une partie de la première nuit ; le passage de la Chaussée de Sein avec une superbe option qui lui a permis de recoller à 1 mille des leaders et les dernières heures de course où il a exploité parfaitement les placements et bascules de vent tout en optimisant les réglages pour déborder Nicolas Lunven et Erwan Tabarly dans les derniers milles. Un finish haletant gagné avec panache et une excellente maîtrise du support ! Il garde sa 2e place au classement général, 11 minutes 46 secondes derrière Nicolas Lunven…

Sur les pontons de Concarneau, Adrien est groggy de fatigue, mais savoure sa victoire : « On était très proche les uns des autres, notamment lors de la dernière heure. C’était très intense, les dernières dizaines de minutes de l’étape sont difficiles à décrire. J’avais une bonne vitesse et malgré une immense fatigue, j’ai été plutôt à l’initiative : j’ai déclenché le premier empannage, je passe 3e à la Cardinale et j’ai réussi à enchainer des empannages avec des superbes manoeuvres, très fluides et rapides. Je suis revenu à hauteur des deux premiers puis Nicolas m’a repassé et dans les 500 derniers mètres on été sous génois, le vent a adonné et je suis allé à l’avant pour préparer l’envoi du spi : j’ai temporisé, Nicolas et Erwan ont manoeuvré pour envoyer leur spi, ce qui les a ralentis, j’ai finalement décidé d’attendre, j’ai gardé mon génois et ma bonne vitesse…

C’était une étape difficile avec des ruptures de vent et de rythmes, où il était difficile de tout comprendre en stratégie. J’ai été appliqué sur les réglages, les algues, les empannages, les manœuvres. Sur cette étape, d’autres ont été des leaders plus réguliers, je sais ce que sais que de perdre une étape si proche de la fin, comme la 1ere, je savoure celle-là !

Pour le passage de la Cardinale, je me suis dit que jamais on pourrait la rejoindre sur un bord, et donc qu’il fallait empanner. J’ai choisi de m’abriter du courant en restant au plus près de la côte. C’était très impressionnant, d’habitude on traverse la Chaussée de Sein avec ou contre le courant, mais pas de travers : il y avait quasiment 4 nœuds de courant et 50° de dérive, une marche en crabe… il fallait vite traverser pour rejoindre l’ile de Sein, puis le long de la Chaussée sinon je partais en dérive comme les autres. Il y a avait des gros remous, j’entendais le bouillonnement dans les cailloux … En plus d’être un bon moment du point de vue des sensations, ça a très bien fonctionné. Je voyais le feu des copains qui était devant : 1, 2, 3 puis les 10 se rapprocher progressivement, mais je ne pensais pas gagner autant j’avais imaginé 2 milles, mais pas 13 milles ! C’était un grand moment. »

Sans aucun doute cette 2e étape Gijon-Concarneau rentrera dans le top 10 des étapes d’anthologies de la Solitaire du Figaro : de la pétole à la fois persistante et inopinée, de la houle résiduelle harcelant les tableaux arrière des bateaux, des retournements de situation hollywoodiens et d’abondantes options stratégiques au résultat variable. Dans ce paysage, Adrien a su marquer des points aux moments cruciaux et bénéficié du zest de réussite pour s’imposer sur le fil à Concarneau. Il réussit une bonne opération au classement général en revenant un peu sur le leader et en consolidant sa 2e place par rapport à un certain nombre de favoris. Les figaristes auront peu de repos avant le départ de la 3e étape de 120 milles Concarneau-Concarneau jeudi à 12h !