Hardy-Ruyant, un solide duo pour un seul objectif : gagner la Transat AG2R !

Hardy-Ruyant, un solide duo pour un seul objectif : gagner la Transat AG2R !

Sérieux prétendants à la victoire, Adrien Hardy et Thomas Ruyant capitalisent 18 Transat à eux deux et de très nombreux atouts pour briller sur cette édition 2018 de l’AG2R La Mondiale. AGIR RECOUVREMENT est un figaro incontournable du circuit : 2e de la Solitaire du Figaro 2017 et 3e lors de l’AG2R 2016, le marin nantais espère bien remporter l’épreuve cette année. À trois jours du départ, le duo fait un tour d’horizon de la météo, de la stratégie et de ses ambitions.

À 3 jours du départ, Adrien Hardy et Thomas Ruyant sont sur les starting-blocks : « Nous sommes impatients de partir, explique Adrien, la phase de préparation est toujours longue : choix du matériel et des affaires de rechange, avitaillement, contrôle de sécurité, derniers préparatifs.  Partir sur une transat n’est jamais anodin ! Il ne faut rien oublier, bien gérer la récupération des données à bord, et à 3 jours du départ on peut commencer à réfléchir et esquisser des stratégies de course. »

Un départ lent  puis un coup d’accélérateur au Cap Finisterre

Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT détaille la situation météorologique des premiers jours : « L’anticyclone des Açores génère des hautes pressions qui s’étendent vers la France et provoque un vent faible, pas plus d’une dizaine de nœuds. Il faudra traverser cette dorsale durant les deux premières journées de course. Ensuite, nous rencontrerons du vent fort de secteur nord au Cap Finisterre : on bénéficiera alors des alizés portugais pour descendre rapidement vers les Canaries. 

Le démarrage de cette transat est plutôt agréable, on va commencer en douceur avec du vent faible et du soleil, puis le rythme va s’accélérer. Malgré tout, cette entame de  48 heures sera délicate, car l’objectif est de sortir de cette zone de vent faible : il y aura une prime aux premiers sortis qui auront ensuite davantage de vent et des écarts significatifs peuvent se créer. La traversée de la dorsale serait peut-être le seul moment crucial de la Transat puisqu’ensuite la trajectoire sera plutôt une longue ligne droite et une course de vitesse. Dans les alizés portugais, nous aurons des conditions musclées jusqu’à 40 nœuds : il faut bien gérer les différents spi, réussir à bien les garder gonflés et trouver le bon réglage entre vitesse, puissance et prudence. Nous aurons des pointes à 14, 15 et 16 noeuds, avec des moyennes de 11 à 12 nœuds. » 

Le dunkerquois Thomas Ruyant enchaîne: «  Nous aurons une première semaine de course particulièrement physique : les deux premières journées dans la pétole seront exigeantes en termes de réglages, d’observation du plan d’eau. À partir de l’Espagne, nous aurons 3, 4 jours dans du vent fort : il faudra se relayer toutes les heures au lieu des quarts habituels de 2h. Pendant l’heure où on ne barre pas, on met 3 à 5 minutes pour se déshabiller, plus un peu de temps pour s’occuper de la navigation et de réflexion stratégique, plus 3 à 5 minutes pour se rhabiller, cela fait tout ça de moins pour le sommeil ! Au bout d’une semaine, les organismes seront donc déjà bien sollicités. » 

Objectif victoire !

Désireux de réussir une belle transat, Adrien rappelle la détermination du duo : « L’objectif c’est la victoire ! En 2016, avec Vincent Biarnès à bord AGIR RECOUVREMENT nous ne sommes pas passés loin. Cela dit, en Figaro l’objectif de victoire est toujours ambitieux, car nous avons les mêmes bateaux et chaque course apporte son lot d’inattendu. On connaît les grandes lignes de l’histoire, les détails, les aléas et les surprises nous sont inconnus ! Il y a 6, 7 bateaux très performants. »

Départ de la course, dimanche 22 avril à 13h pour les 19 équipages et 3 890 milles de traversée.

 

 

 

Hardy et Ruyant analysent  les enjeux marins, écologiques et climatiques de la Transat AG2R

Hardy et Ruyant analysent les enjeux marins, écologiques et climatiques de la Transat AG2R

Avec le prologue disputé hier dans des conditions musclées, l’AG2R LA MONDIALE a offert les premières images saisissantes d’un spectacle qui débutera à Concarneau le 22 avril. Si une Transat évoque avant tout les surfs alizéens et la route vers les latitudes clémentes, il faut aussi rappeler la dimension matérielle de cette aventure : un Figaro de 3 tonnes et 2 skippers (Adrien Hardy et Thomas Ruyant, solides prétendants à la victoire), qui consommeront 120 litres d’eau à deux, 50 litres de gasoil et un panneau solaire pour recharger les batteries du bord, pour une traversée de 20 jours de mer jusqu’à Saint-Barthélemy (3 890 milles). Revue en détail avec Adrien et Thomas des enjeux marins, écologiques et climatiques d’une Transat.

Adrien Hardy aime rappeler qu’accomplir une traversée de l’Atlantique aujourd’hui fait écho aux premiers exploits de la fin du XVe siècle : « Partir pour traverser l’Atlantique à la voile nous rappelle l’histoire des premières traversées réalisées par les pionniers. Les conditions sont très différentes à bien des égards, mais nous avons en commun cette géographie irréductible : nous allons parcourir la même distance sur le même océan qu’il y a plusieurs siècles ! Notre quotidien sera occupé à différentes tâches : faire avancer le bateau, analyser la stratégie, se nourrir, entretenir le bateau. Comme au temps de Christophe Colomb, le parcours d’une Transat se fait en fonction des vents dominants : c’est à partir des Canaries, là où les alizées se forment, que l’on établit notre route pour être porté par ces vents qui nous transporteront jusqu’aux Antilles. »

« La présence massive et récente de ces algues doivent nous alerter sur le changement du milieu marin »

Une des spécificités d’une Transat en 2018, c’est qu’elle se déroule sous un ciel inquiétant et instable : celui du changement climatique. Le marin perçoit-il des effets particuliers à partir de son poste d’observation ? « À mon échelle, explique Adrien, il est difficile de dire si le milieu marin a évolué, de mesurer les changements sur une période relativement courte. Pour autant, entre ma 1ere mini-transat il y a 15 ans et aujourd’hui, j’ai remarqué que les poissons volants qu’on voyait à partir de la latitude de Gibraltar-Madère il y a 15 ans, on les rencontre actuellement à la hauteur de Porto… c’est probablement un signe de réchauffement des océans, de remontée vers le nord de certaines espèces de poissons.

Il y a également les sargasses, des algues qui se développent à partir du nord du Brésil et migrent dans l’Atlantique et vers îles des Caraïbes. Elles peuvent s’étaler sur plusieurs dizaines de kilomètres en mer, elles recouvrent l’eau, et un peu comme les nénuphars sur un étang entraînent une eutrophisation de l’eau et perturbe le milieu marin. Depuis 2011, on a constaté une augmentation de la quantité et de superficie de ces algues, on en rencontre assez tôt, à mi-distance des Canaries et des Antilles. » Thomas insiste également sur « la présence massive et récente de ces algues qui doivent nous alerter sur le changement du milieu marin : est-ce l’effet du réchauffement climatique, de pollutions ? À notre échelle d’une dizaine années de recul, il faut être prudent sur les conclusions, mais il y a dégradations des océans. J’avais notamment été marqué par la pollution des mers lors d’un convoyage le long du Portugal : il n’y avait pas de vent du tout, l’eau était comme un lac et on pouvait observer des milliers de particules de pollution, du plastique notamment. Dès lors qu’il y un peu de vent, la mer est en mouvement et on ne voit généralement pas ses éléments… »

« Fonctionner davantage à l’économie, à la sobriété et  à l’efficacité énergétique »

Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT abonde dans ce sens : « Il y a effectivement les objets flottants : palettes, néons, sacs plastiques, etc. De la terre on pense que la mer est infinie, car le regard se perd dans l’horizon, mais quand on a traversé l’océan on mesure que la mer est certes une grande étendue, mais pas illimitée, et surtout, elle ne peut évidemment pas absorber tout ce qu’on rejette. L’addition quotidienne et successive de rejets de toutes sortes sature un milieu même aussi vaste que les océans ! Nous devons faire bien plus attention à nos déchets au quotidien, les emballages, au gaspillage. La navigation en mer est en partie une parabole de ce qu’on pourrait et devrait faire à terre : fonctionner davantage à l’économie, à la sobriété et  à l’efficacité énergétique. Cela dit, le milieu de la voile a aussi beaucoup à faire : être moins gourmand en énergie et moins de matières premières. »

Les deux marins s’imaginent en 2030 et réfléchissent aux évolutions que pourrait vivre l’AG2R : « Pourquoi ne pas faire une transat avec 0 litre de gasoil, installer des hydroliennes pour générer notre propre énergie comme cela se fait sur d’autres bateaux, c’est une évidence ! Une fois arrivés à Saint-Barthélemy, pourquoi ne pas réfléchir ensuite à un retour des bateaux à la voile lors d’une course vers la Bretagne ? Cela nous éviterait le retour par cargo, il faudrait passer par l’Atlantique Nord. » Thomas complète son compère : « L’exemple de Conrad Colman lors du dernier Vendée Globe doit nous inspirer, il n’a pas utilisé de gasoil pour produire de l’énergie. On peut aussi réfléchir à une évolution des matériaux, car on sait que ceux qui sont aujourd’hui utilisés ne sont pas irréprochables… » Lors des longues heures à la barre au portant, nul doute qu’Adrien et Thomas phosphoreront sur les évolutions possibles et souhaitables à mener en course au large et à différentes échelles à terre !

Rédaction Quentin Hardy

8ème à Concarneau

8ème à Concarneau

Ce matin, Thomas Ruyant et Adrien Hardy, skipper AGIR Recouvrement ont coupé la ligne d’arrivée de Solo Concarneau Trophée Guy Cotten en huitième position. Prochaine étape : le départ La Transat AG2R La Mondiale le 22 avril.

“Dès le début de la course, nous avons fait le choix de passer au Sud de Groix” explique Adrien. “Nous étions au louvoyage et le vent a basculé à gauche ce qui a été pénalisant pour notre option. Nous nous étions aussi mis en tête de rattraper les Solitaires qui étaient partis 20 minutes avant nous ce qui n’était pas une bonne idée. Bref, nous avons perdu beaucoup de terrain à ce moment et ensuite c’est parti par devant et nous n’avons jamais réussi à revenir. Je retiens, tout de même, pas mal de bonnes choses dans notre façon de naviguer ensemble. C’est positif pour la Transat.”

Solo-Duo Concarneau : une course de préparation de 300 milles pour Hardy-Ruyant

Solo-Duo Concarneau : une course de préparation de 300 milles pour Hardy-Ruyant

À 15h ce jeudi 5 avril, 24 solitaires et 10 équipages doubles s’élanceront à bord de leur Figaro pour la Solo/Duo Concarneau – Trophée Guy Cotten. Cette boucle de 300 milles et 2 nuits de mer offre un parcours côtier technique : passage de la pointe de Bretagne, de Ouessant, Belle-Ile et l’Ile d’Yeu, soit une quinzaine de marques de parcours à respecter. À moins de 3 semaines de l’AG2R La Mondiale et ses 3 800 milles, Adrien Hardy, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT prendra le départ avec son coéquipier Thomas Ruyant avec l’intention de parfaire sa préparation d’avant-saison et de valider les derniers détails. Les conditions musclées, entre 20 et 30 nœuds, offriront une mise en jambe tonique et un beau spectacle.

 

Concentré sur la dernière ligne droite des préparatifs de l’AG2R, « en ce moment, explique Adrien, nous nous occupons du poids des bagages : choix du matériel embarqué, quantité et portions de nourriture, quantité d’eau par jour, rangement à bord, etc. », le skipper nantais rappelle les enjeux de cette Duo Concarneau : « C’est une course côtière avec beaucoup d’éléments de parcours à respecter entre le large de Brest et l’ile de Groix, c’est donc assez différent d’une traversée de l’Atlantique, mais elle fait appel aux mêmes enjeux : choix stratégique, fluidité de la communication à bord, manœuvres, etc. Nous n’avons pas fixé d’objectif de résultat avec Thomas, nous comptons poursuivre notre préparation et finir notre rodage ! L’objectif est d’avoir un bateau le plus proche possible de la configuration de l’AG2R. » Thomas Ruyant précise : « Cette course va surtout valider un fonctionnement à bord du bateau et permettre une bonne gestion des nuits en mer. »

 

« On est content de régater dans cette brise ! »

À l’aise dans le vent soutenu, Adrien détaille la météo des prochains jours : « La première nuit sera sportive, puis les conditions seront plus maniables. C’est plutôt bien d’avoir ce vent, cela va nous permettre d’affiner des réglages et de bien nous coordonner dans des conditions musclées. » « On est content de cette brise, souligne Thomas, car on n’avait pas eu trop de vent dans notre préparation, ça va compléter nos conditions d’entrainements. Cette course est un galop d’essai, on va se confronter avec une partie de la flotte, le parcours est technique avec plusieurs points à négocier. Vu les conditions, la course va être intense et rapide ! »

 

Comment se préparer à traverser l’atlantique ?

À moins de trois semaines du départ, Thomas revient sur la spécificité d’une transat : « Si nous avons de nombreuses transats à notre actif, ce n’est jamais anodin de traverser l’Atlantique ! D’autant plus qu’il y aura deux compétiteurs à bord, on ne voudra rien lâcher et surtout pas la barre où on se relayera à tour de rôle. » Adrien ajoute : « Malgré l’expérience d’une dizaine de transat, il y a toujours beaucoup de choses à préparer, y compris mentalement. Ce n’est pas un voyage de routine, il y a toujours des choses imprévues qui arrivent et il faut être préparé pour y faire face. Contrairement aux activités sur terre où il y a plein d’assistance possible, dans une transatlantique, on est loin de tout : on ne peut pas s’arrêter chez l’épicier du coin ou le garagiste !

Je me repense souvent à ma première transat en Mini 6.50, il y a 15 ans, c’était le grand saut ! Avec l’expérience, j’ai une bonne idée du cadre général que l’on va rencontrer, mais pas des détails : on se prépare donc sur plusieurs plans, afin de répondre, au cas où, à des situations différentes ou inconnues. »

Les deux marins pourront compter sur leur quinze d’expérience de course au large sur de multiples supports, et spécialement les dix ans d’expérience en Figaro pour Adrien. Les figaristes devraient franchir la ligne d’arrivée dans la journée de samedi à Concarneau.

Hardy et Ruyant un solide duo parmi les favoris de la Transat AG2R

Hardy et Ruyant un solide duo parmi les favoris de la Transat AG2R

2e de la Solitaire du Figaro 2017, le figaro AGIR RECOUVREMENT s’alignera au départ le 22 avril prochain de la Transat AG2R La Mondiale avec l’objectif de remporter cette épreuve difficile. Son skipper Adrien Hardy embarquera le talentueux nordiste Thomas Ruyant. Proche à terre comme en mer, les deux compères ont déjà disputé ensemble la Transat Jacques Vabre 2015 avec une superbe 4e place derrière les ténors du circuit 60 pieds puis en Figaro le Tour de Bretagne 2017 où ils ont terminé 5e. Adrien et Thomas capitalisent à eux deux une série d’atouts qui les placent parmi les favoris de cette traversée de l’Atlantique entre Concarneau et Saint-Barthélemy : l’expérience de Transats disputées (11 dont 5 en Figaro pour Adrien, 7 pour Thomas), une polyvalence dans les supports (mini 6.50, Figaro, Class 40, 60 pieds), un savoir-faire de navigateur et de stratège, leur palmarès et leurs récents résultats…

La force et la particularité du duo

« Je suis très content de faire équipe avec Thomas que je remercie de venir disputer cette Transat AG2R La Mondiale » indique Adrien Hardy. « Il y a six mois, nous étions ensemble en Figaro sur le Tour de Bretagne qui s’est bien passé avec une  5e place. Nous formons un bon mélange de complicité à bord, d’amitié et de goût commun de la performance : nous avons tous les deux la même façon de parler de stratégie, nous sommes sur un pied d’égalité et la navigation à bord se fait naturellement. »

« Je suis ravi qu’Adrien fasse appel à moi, c’est flatteur, il fait partie des meilleurs figaristes du moment, c’est très stimulant ! Adrien est un marin qui a beaucoup de feeling sur l’eau, il a une manière de naviguer qui est très intéressante et dont j’essaie de m’inspirer » enchaîne le dunkerquois Thomas Ruyant, acteur du circuit des monocoques de 60 pieds IMOCA. « De mon côté, j’ai une manière de faire peut être plus cartésienne, qui je pense intéresse Adrien. Nos approches sont bien complémentaires ! A bord, on a un fonctionnement collégial : on réfléchit ensemble à la stratégie, notre duo a déjà été mis à l’épreuve pendant plusieurs courses et l’alchimie fonctionne bien ! On a un parcours assez proche, on a navigué sur toutes les classes : mini, figaro, class 40, 60 pieds … c’est finalement une polyvalence assez rare !  On a aussi navigué l’un contre l’autre en Figaro il y a quelques années, on se connaît bien et c’est important de savoir avec qui on part. »

Ambition et concurrence

« Lors de la dernière édition de la Transat il y a deux ans, nous (avec Vincent Biarnès) avons été  leader pendant la plus grande partie de la course pour finalement terminer 3e » rappelle le skipper d’AGIR RECOUVREMENT. « Je vais disputer ma 5e transat en Figaro et ma 11e au total, je suis content de faire partie des marins expérimentés et de venir sur cette course pour viser la victoire ! Mais il faut rester prudent car en mer, il peut toujours y avoir des surprises. Le niveau est tel que l’an dernier, il y avait seulement 40 minutes d’écart entre les 3 premiers après 20 jours de mer… La récente reprise d’entraînement m’a montré une nouvelle fois que le Figaro demande des marins irréprochables : après plusieurs mois de pause et après 10 ans de Figaro, il faut un peu de temps avant de retrouver son meilleur niveau et on apprend à chaque sortie ! Il faut sans cesse approfondir les fondamentaux pour être à un niveau d’excellence. »

« Il faut rappeler que la classe Figaro a le niveau le plus élevé en course au large aujourd’hui ! C’est une joie et une chance de naviguer avec Adrien, cela me met une bonne pression pour réussir alors que cela sera ma première Transat AG2R » ajoute Thomas, récent 4e de la Transat Jacques Vabre avec Boris Herrmann.

Retour sur la saison Figaro 2017

« En juin 2017 lors de la Solitaire, il y a eu un bon alignement des planètes : j’ai eu de très bonnes sensations pendant le mois de course, une parfaite communion avec mon partenaire AGIR RECOUVREMENT, et un état qui m’a permis de me dépasser dans beaucoup de domaines (sommeil, envie de gagner). Le point fort de ce résultat est de me donner la satisfaction d’avoir concrétisé ma façon de naviguer, d’avoir bien optimisé mes différentes compétences et d’inscrire sur le papier cette performance » explique Adrien. « J’étais en progression constante sur la Solitaire depuis 10 ans, sans jamais abandonner une étape ou une course, en brillant sur plusieurs étapes. En 2017 j’ai eu une alchimie particulière qui, tout en conservant ma ligne de conduite et mon style de navigation, m’a permis d’accéder à ce niveau, que j’espère retrouver lors de la Transat ! »

La spécificité d’une Transat en Figaro

« J’ai 7 transats à mon actif. Avec le Figaro nous sommes sur des petits bateaux, sur un support moyennement rapide,  la transat sera longue, et on sait que généralement cela se joue sur des détails même si la trajectoire est primordiale » dixit Thomas. « Le pilote n’étant pas très performant, c’est capital de barrer souvent mais il faut veiller à ne pas s’épuiser à la barre et trouver le juste milieu. »

11e année pour AGIR RECOUVREMENT !

« Je suis toujours aussi content de porter les couleurs d’AGIR RECOUVREMENT, je vais continuer à être aussi exigeant sur l’eau qu’ils le sont dans l’entreprise » conclut Adrien.

Christophe Duperray, directeur général d’AGIR RECOUVREMENT, précise : « Nous sommes très heureux de poursuivre une nouvelle année avec Adrien sur un circuit dont le prestige ne faiblit pas : le niveau sportif reste exceptionnel et la concurrence entre bateaux est plus disputée que jamais. C’est une bonne allégorie de notre secteur d’activité et un bel exemple à suivre afin que nous continuions collectivement à progresser ».

Du 3 au 8 avril, AGIR RECOUVREMENT disputera en duo avec Thomas Ruyant la SOLO CONCARNEAU, premier round d’observation pour les figaristes avant le départ de l’AG2R deux semaines plus tard. D’ici là, le tandem va enchaîner les sessions de navigation au large de Lorient.

 

Solitaire 2017 : l’éclatante 2e place d’Adrien HARDY au classement général !

Solitaire 2017 : l’éclatante 2e place d’Adrien HARDY au classement général !

Adrien HARDY, 32 ans, conserve sa deuxième place au classement général de la Solitaire URGO le Figaro juste derrière Nicolas Lunven, vainqueur de cette édition 2017 ! Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a franchi la ligne d’arrivée en 12e position ce vendredi matin, 14 minutes et 21 secondes derrière le vainqueur de l’étape Charlie Dalin. Indéniablement, pendant ces trois semaines de course, il s’est imposé comme un marin redoutable  et comme l’un des animateurs principaux : outre trois podiums sur quatre étapes dont une victoire, le navigateur nantais remporte le classement Radio France et Turquie, deux classements intermédiaires au début et au 2e tiers de la course qui témoignent de son impressionnante régularité aux avant-postes. La performance d’Adrien est d’autant plus remarquable qu’en 9 participations à la Solitaire, il n’avait réussi qu’une fois à terminer dans le Top 10 en 2014 avec une 7e place au général, année où il termine vice-champion de France de Course. On sentait une pointe de déception à l’arrivée, car en 3e position à Wolf Rock mercredi Adrien avait réduit de 24 à 10 minutes son retard au général sur Lunven. Cette 2e place au classement final est un très beau cadeau pour fêter les 10 ans de partenariat avec son fidèle sponsor AGIR RECOUVREMENT et couronne un athlète complet !

 

 Après quatre jours de mer dans des conditions de vent extrêmement changeantes et exigeantes, rendant presque impossible le repos, c’est un Adrien Hardy exténué qui livre ses impressions : « Au départ à Bordeaux, l’objectif officiel était le podium, mais au fond de moi-même je visais la victoire. Je rêvais d’offrir une victoire à mon partenaire qui m’accompagne depuis 10 ans… Mais quand on voit le niveau d’excellence de cette course, 2e au classement général avec trois podiums sur les trois premières étapes, c’est un excellent résultat ! C’est la première fois que je me sens aussi à l’aise, j’ai toujours navigué devant, j’étais bien en phase avec les éléments, j’avais une bonne vision des choses. Quelle joie de goûter à cette quasi-victoire, il ne me manque plus grand-chose pour remporter cette course ! Etre si régulier au général, c’est un gros bond en avant !

J’ai adoré cette Solitaire ! Quand on passe Wolf Rock, je sens qu’il y a une vraie carte à jouer, je pense que Nicolas n’était pas si fier que ça. Sur cette étape, c’est toujours revenu par l’arrière, même si j’en ai profité certaines fois. La flotte s’est toujours retassée. Cette étape était superbe et épuisante. En termes de sommeil je pense que je n’ai jamais été aussi fatigué : 3 nuits blanches sur 4… Cette course est géniale… Nicolas m’a mené la vie dure, il a gagné il a été super fort, il s’est un peu affolé à un moment, il y a eu tellement de renversement de situations. Il se passe plein de choses dans la tête, c’est super positif tout ça ! A la fin, j’ai fait des supers trucs, j’avançais vite, j’étais encore plein d’espoir. J’ai adoré. »

 

« Les 10 ans de partenariat dans les voiles, ça m’a permis de me battre comme jamais ! »

« Il m’a manqué un peu de vitesse, notamment par rapport à Lunven. Si j’ai réussi à être devant lui, c’est par des placements, j’ai encore une marge de progression sur la vitesse, c’est une somme de plein de petites choses, difficiles à analyser. Cela dit, 30 minutes de retard sur 15 jours de course cumulés, ce n’est pas grand-chose ! Le défi de cette dernière étape était dur à relever : 25 minutes de retard, c’était beaucoup en Figaro. Jusqu’à 15 minutes c’est possible, c’est d’ailleurs l’avance que j’avais sur lui à Wolf Rock…

Ce sport est génial : il y a une quantité de revirements de situation, des imprévus, des étapes qui durent 4 jours plutôt que deux. Cette course oblige à s’adapter en permanence, à se remettre en question, à ne jamais crier victoire trop tôt et aussi se dire que rien n’est jamais perdu, qu’il faut continuer à observer pour récupérer tous les indices possibles pour bien analyser la situation.

Cette course est hors-norme. J’avais en tête le défi lancé avec Stéphane Paye, président-directeur général d’AGIR RECOUVREMENT au mois de décembre, les encouragements de tous les salariés, les 10 ans de partenariat dans les voiles, ça m’a permis de me battre comme jamais ! J’ai une chance d’être soutenu et entouré par la famille « AGIR ». Je suis heureux d’offrir ces trois semaines de course extrêmement riches en émotions. »

« Adrien a été exemplaire sur cette course »

Le directeur d’AGIR RECOUVREMENT, Christophe Duperay revient sur l’importance de cette victoire : « Nous sommes ravis de cette 2e place, pendant trois semaines ça été un grand partage d’émotions ! Adrien a réussi un résultat exceptionnel qui ressemble à un concentré de ce qu’on a vécu avec lui depuis 10 ans. Cela été un moment très fort avec lui et en interne.

Si on a ressenti à l’arrivée la déception d’Adrien de ne pas avoir gagné, il a fait preuve de trois grandes qualités : une capacité d’engagement exceptionnelle ; une faculté à améliorer le moindre détail et à inventer des manières de répondre différemment selon les situations ; une motivation extrêmement élevée. J’ai été également impressionné par sa capacité de discernement à l’arrivée où il était déjà dans l’analyse des petits éléments qui lui ont manqué pour cette victoire.

Adrien a été exemplaire sur cette course, épanouie depuis le début, aussi à l’aise sur l’eau qu’en interviews. Ce résultat on le doit aussi à Stéphane Paye qui a initié ce partenariat et a su détecter tôt tous les talents d’Adrien. »

A 24h de l’arrivée de la 4e étape, Hardy et Lunven à nouveau au contact

A 24h de l’arrivée de la 4e étape, Hardy et Lunven à nouveau au contact

À 190 milles de l’arrivée, une quinzaine de figaristes se trouvent sur une ligne du nord au sud, avec une dispersion en latitude qui tend à se réduire depuis le petit matin. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT s’est positionné le plus au sud de la flotte pour espérer bénéficier d’un vent tournant progressivement à droite alors que ses concurrents du nord et du centre devront faire plusieurs empannages pour se recaler sur la route directe. Actuellement sous spi en 7e position avec 1,8 milles de retard sur le leader Alexis Loison, Adrien Hardy est bord à bord avec Yann Eliès. Depuis hier soir Nicolas Lunven a été très rapide et a repris un mille dans l’axe de la tête de flotte et s’est repositionné à proximité d’AGIR RECOUVREMENT. Si la journée d’hier lors de la remontée vers Wolf Rock a été favorable à Adrien, la dernière nuit l’a été pour Lunven ; quel skipper tirera la meilleure partie de cette journée de navigation où les marins enrouleront la marque Owers dans l’Est de l’île de Wight ? Réponse en fin de journée.

3e à Wolf Rock, Hardy bien placé pour jouer la victoire d’étape et le général !

3e à Wolf Rock, Hardy bien placé pour jouer la victoire d’étape et le général !

À 17h37 le leader de cette 4e étape Sébastien Simon a enroulé le mythique pharede Wolf Rock, suivi par Charlie Dalin 1 minute 22 secondes et Adrien Hardy 2 minutes 40 secondes plus tard. Le skipper d’AGIR RECOUVREMENT a réussi une excellente journée de navigation en se positionnant à l’Ouest de la flotte et en réussissant à revenir à quelques dizaines de mètres des deux premiers. Adrien a superbement bien négocié les transitions de vent : à chaque rotation, il a soigné sa trajectoire et basculait du spi au génois ce qui lui a permis de passer de 0,8 milles de retard sur le premier à 7h ce matin à 0,3 milles au passage du phare. Il a également réussi à creuser l’écart avec ses poursuivants et notamment Nicolas Lunven. Alors que les deux leaders au classement général étaient bord à bord hier soir dans le Chenal du Four, Adrien est passé avec 14 minutes d’avance devant Lunven. Si le marin nantais accuse 24 minutes et 35 secondes de retard au général, les 14 minutes d’avance sur Lunven constituent un sérieusement avertissement et porte un coup psychologique au skipper de Generali qui est désormais sous pression. Il reste 290 milles à parcourir dans un vent forcissant et avec des jeux de courants selon la marée descendante ou montante. Les figaristes avancent actuellement à près de 10 nœuds et se dirigent vers la marque Owers dans l’Est de l’île de Wight. Actuellement, l’ETA prévoie une arrivée pour les premiers le vendredi au petit matin.

Regroupement général en Manche, Adrien dans le sillage du leader Dalin

Regroupement général en Manche, Adrien dans le sillage du leader Dalin

Les 24 dernières heures ont été riches en rebondissements : sur un air d’accordéon, tantôt s’étirant brutalement dans un sens, tantôt se ramassant pour un nouveau départ, la flotte a connu d’étonnant yo-yo. Hier en début d’après-midi, le skipper d’AGIR RECOUVREMENT avait soigné sa trajectoire avant le passage de l’Occidentale de Sein, ce qui lui permettait de bien revenir dans le match et de passer cette marque de parcours en 6e position. Dans un vent distribué très aléatoirement et avec un courant contraire, la flotte se regroupait hier soir dans le chenal du Four. Légèrement plus à terre que plusieurs de ses concurrents, Adrien Hardy bénéficiait d’un petit souffle qui lui permettait de passer en 3e position. Mais après 48h de course, les écarts entre les 20 premiers sont de moins de 2 milles et tout reste à faire alors qu’il reste encore 360 milles à courir d’ici Dieppe. À 60 milles de Wolf Rock, le jeu des petits placements ne fait que commencer. Le vent d’ouest irrégulier fait varier la vitesse des bateaux de 2 à 6 nœuds. À l’approche de l’Angleterre, le vent pourrait fraichir et accélérer le rythme de progression.

Après 24h de course, Hardy distancé dans un vent faible et aléatoire

Après 24h de course, Hardy distancé dans un vent faible et aléatoire

Près de 24h après le départ de Concarneau, les figaristes ont parcouru seulement 55 milles sur la distance théorique vers Dieppe, soit un peu plus de 10 % du trajet total… Cette première partie de course laborieuse et aléatoire a été éprouvante pour les marins qui ont alterné entre nettoyage des nombreuses algues, gestion du courant et lecture du plan d’eau pour trouver le moindre souffle de vent. Les deux leaders au classement général, Lunven (12e) et Hardy (13e), décrochés depuis le départ, se trouvent ce matin bord à bord distant d’une trentaine de mètres ! Auteur d’un départ moyen en seconde ligne, Adrien avait ensuite réussi à bien revenir en choisissant le bon côté du plan d’eau pour rallier la bouée Radio France, mais alors qu’il avait croisé juste devant Anthony Marchand qui passe 3e à la bouée, il a opté pour un bord plus conservateur au centre de la flotte qui l’a sérieusement ralentie. Après la bouée passée en 22e position, il a choisi une trajectoire au vent de de la route en espérant attraper le synoptique en premier et se protéger du courant. Finalement, c’est l’autre bord extérieur qui payait et Adrien accuse ce matin 2,3 milles de retard sur les leaders… Actuellement les bateaux avancent entre 4 et 5 nœuds et Adrien semble avoir choisi le bord le plus favorable plus au large. Si le vent se maintient, les figaristes devraient passer l’Occidentale de Sein vers midi avec le courant portant puis traverser le Chenal du Four dans la soirée.