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« Adrien est bourré de talent… » le compliment est signé d’Yves Le Blevec, grand nom de la course au large, détenteur avec Bruno Peyron du Trophée Jules Verne et vainqueur de la dernière Mini-Transat. A l’époque, en septembre 2007, les deux marins, Adrien et Yves étaient alors concurrents. On a connu jugement plus sévère de la part d’un adversaire… Remarquez, Yves avait eu du flair. Un mois après avoir tenu ces propos, Adrien, au beau milieu de l’Atlantique, réalisait un tour de force mémorable : remâter seul un poteau de 12 mètres… Au-delà du profond respect qu’il avait suscité chez ses pairs, le magazine de référence Voiles&Voiliers commentait : « Déjà salué comme un redoutable régatier, Adrien Hardy, un des benjamins de la Mini 2007 a gagné ses galons de grand marin. En réussissant à remâter son bateau seul au milieu de l’Atlantique, pour terminer à la 6e place. Le mât debout et la tête haute. » Avant d’en arriver là, le jeune nantais de 24 ans avait fait ses armes à bord de l’inévitable caisse-à-savon : « Dès l’âge de 7 ans, j’ai débuté en Optimist. Il y avait une trentaine de kilomètres entre la maison et l’école de voile, et tous les mercredis après-midis ma mère m’y emmenait. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont beaucoup aidé et qui m’ont toujours laissé tracer mon chemin ». |
Poursuivant sa progression avec diligence, Adrien pose son sac à bord d’un Mini 6.50 en 2004. Durant quatre saisons, il s’est bâtit un palmarès et s’est fait un nom dans cette série qui a formé tous les grands noms de la voile. Et puis, en 2007, il y a cette fameuse Transat ! Annoncé comme grand favori de l’épreuve et alors qu’il talonne en seconde position celui qui sera le vainqueur Yves Le Blevec, Adrien démâte…et remâte ! Tandis que les premiers marins arrivés livrent leurs impressions à Bahia, personne ne connait encore la nouvelle puisque les bateaux n’ont pas de possibilité de communiquer à terre. Le récit épique d’Adrien laissera ses adversaires pantois et admiratifs.
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La décision de laisser derrière lui ces montures qui passent pour de véritables laboratoires flottants n’est pas sans lui laisser des regrets, bien vite masqués par les perspectives qui s’ouvrent à lui : « Je reconnais avoir eu du mal à laisser le Mini parce que c’est un bateau tellement complexe qu’on peut y passer des années. Les sensations à bord sont incroyables. Celles rencontrées en Figaro Bénéteau ne sont peut-être pas aussi fortes, mais tout cela est largement compensé par le plaisir de se retrouver dans des régates au contact. J’ai un peu l’impression de revenir à mes années dériveur en allant plus dans le détail. Le fait de devoir aller chercher la différence dans les petites choses me plait bien. Je sais que j’ai à apprendre ! ».
Adrien, bricoleur incessant, toujours à la recherche de nouvelles innovations technologiques, est dans une quête perpétuelle d’idées iconoclastes pour améliorer les performances de son bateau : « C’est ça qui me plait beaucoup dans la course au large : cette possibilité de réfléchir à changer des détails, à transformer des micro-éléments pour gagner quelques précieux dixièmes de nœuds… »
Fort de son titre de premier bizuth du Championnat de France de Course au Large en Solitaire l’an dernier, Adrien débute sa seconde année en Figaro avec plein d’espoir et une véritable détermination. La reconduction du partenariat avec AGIR Recouvrement et le soutien sans faille qu’apporte à la fois son président Stéphane PAYE et l’ensemble des collaborateurs du groupe permet d’envisager une saison pleine de promesses…
Skipper











